Mort de Ben Laden: La controverse dure sur l'opération dont aucune photo ne sera diffusée

27 contributions
Publié le 4 mai 2011.

TERRORISME - Barack Obama a décidé ne pas publier l'image «atroce» du cadavre du leader d'Al-Qaida...

Les autorités américaines distillent au compte-gouttes des détails, parfois contradictoires, sur l'opération ayant conduit à la mort d'Oussama ben Laden, qui reste entourée de zones d'ombres alimentant doutes et soupçons.

Jay Carney, porte-parole de la Maison blanche, a repris une expression utilisée par un journaliste, «la confusion de la guerre» («fog of war» en anglais), pour expliquer le caractère justement confus de la communication officielle dans les heures qui ont suivi l'opération commando menée au Pakistan.

Risque pour les efforts de guerre américains?

La naissance d'une controverse à ce sujet risquerait de compliquer les efforts déployés par les Etats-Unis pour améliorer leurs relations avec le monde musulman après les guerres en Afghanistan et en Irak, conflits découlant des attentats du 11 septembre 2001 orchestrés par Ben Laden.

Les autorités américaines ont diffusé une photo du président Barack Obama et de ses collaborateurs suivant sur un écran vidéo le déroulement de l'attaque de la résidence d'Abbottabad où se cachait Ben Laden, apparemment depuis plusieurs années. Mais elles ont décidé de ne pas publier de photos du cadavre de Ben Laden, qui prouveraient sa mort mais risqueraient d'offenser les musulmans en raison de leur caractère macabre. Le chef d'Al-Qaida a été tué d'une balle dans la tête.

«Echec des services de renseignement du monde entier»

Après de multiples tergiversations, la Maison blanche a dit mardi que Ben Laden n'était pas armé lorsque le commando américain a fait irruption dans sa cache, mais qu'il avait opposé une résistance avant d'être abattu. Carney n'a pas précisé comment il avait résisté. «On redoutait que Ben Laden oppose de la résistance lors de l'opération de capture, et de fait, il a résisté», a-t-il dit.

Des questions se posent par ailleurs sur ce que les autorités pakistanaises savaient de la présence de Ben Laden à Abbottabad. Comment les services de renseignement pakistanais ont-ils pu ignorer que le chef d'Al-Qaida se trouvait dans cette ville de garnison située à 65 km seulement d'Islamabad? «Il serait prématuré d'exclure la possibilité qu'au Pakistan, certains individus, parmi lesquels des membres de l'establishment, aient pu être au courant», a dit John Brennan, le conseiller antiterroriste de Barack Obama.

Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a défendu son gouvernement, qui reçoit des milliards de dollars d'aide américaine, en reprochant à la presse américaine de diffuser des «spéculations dénuées de tout fondement». En visite à Paris, le Premier ministre pakistanais, Yusuf Raza Gilani, a relevé qu'il y avait eu «échec des services de renseignement du monde entier, pas seulement du Pakistan».

C.C. avec Reuters
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr