«La bombe était dissimulée dans une voiture garée sur le marché, nous enquêtons pour savoir s'il s'agit ou non d'un
attentat suicide», a déclaré à des journalistes sur place Mian Iftikhar Hussain, le ministre de l'Intérieur de la Province de la Frontière du Nord-Ouest (NWFP), dont Peshawar est la capitale. Il a ensuite confirmé le bilan de provisoire de 42 morts et plus de 100 blessés.
Un attentat suicide
«C'était un attentat suicide», a déclaré à la presse sur place Shafqat Malik, le chef de l'unité de déminage de la police de Peshawar. Il s'agissait du sixième attentat en quatre mois à Peshawar, la tentaculaire capitale de la Province de la Frontière du Nord-Ouest (NWFP), non loin des zones tribales frontalières avec l'Afghanistan, où l'armée a lancé récemment des offensives contre les talibans pakistanais et leurs alliés combattants étrangers d'Al-Qaïda.
Au total, ces six attentats - dont cinq suicide - ont fait pour l'heure 67 morts. Ils ont, pour la plupart, été revendiqués par le Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP), qui a fait allégeance à Al-Qaïda et qui combat le gouvernement et l'armée d'Islamabad, qu'il accuse de s'être alliée depuis fin 2001 à Washington dans sa «guerre contre le terrorisme».
Récemment, le nouveau chef du TTP, Hakimullah Mehsud, a juré de multiplier les attaques contre «l'Amérique et le Pakistan» pour venger la mort de son prédécesseur Baïtullah Mehsud, tué le 5 août dans un des nombreux tirs de missiles guidés américains qui s'abattent régulièrement sur les zones tribales.