Roland-Garros 2013: Simon-Federer (1-6, 6-4, 6-2, 2-6, 3-6) à revivre en live comme-à-la-maison

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Publié le 2 février 2013.

CONFLIT - Le chef de l'Etat a été accueilli avec ferveur dans le pays...

François Hollande a assuré ce samedi les Maliens que la France resterait à leurs côtés «le temps qu'il faudrait» lors d'une visite éclair au Mali trois semaines après le début de l'opération Serval menée contre les islamistes armés du nord du pays.

Le président français, accueilli dans la matinée par son homologue malien, le président par intérim Dioncounda Traoré, s'est offert un bain de foule à Tombouctou, une ville du Nord récemment reprise aux groupes islamistes par les forces françaises et maliennes, avant de rejoindre la capitale Bamako.

«C'était le devoir de la France»

Scandant «Vive la France» et arborant des drapeaux tricolores, de nombreux Maliens sont venus remercier le chef de l'Etat qui était accompagné par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et le ministre chargé du Développement Pascal Canfin.

Prenant la parole ensuite à Bamako peu après Dioncounda Traoré qui l'a qualifié de «frère de tous les Maliens et les Maliennes», François Hollande a rendu hommage aux «sacrifices» de l'armée malienne et au lieutenant français Damien Boiteux. «J'ai pris une décision grave d'engager les soldats français avec les soldats maliens, c'était l'appel que m'avait lancé le président Traoré, c'était le devoir de la France», a-t-il déclaré sur la place de l'Indépendance à une foule brandissant des drapeaux français et maliens.

«Le terrorisme a été repoussé, il a été chassé mais il n'a pas encore été vaincu»

«Depuis cette date du 11 janvier, ville après ville, village après village, les armées du Mali et de la France appuyées par les pays de l'Afrique de l'Ouest, rendent enfin au Mali son unité, son intégrité et sa force», a-t-il ajouté. «Le terrorisme a été repoussé, il a été chassé mais il n'a pas encore été vaincu», a-t-il insisté.

L'opération Serval mobilise 4.600 soldats français, dont 3.500 sur le sol malien. Ils sont secondés par un dispositif aérien comprenant des avions de chasse et des hélicoptères. Des troupes africaines participent aussi à cette intervention dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma).

Hommage aux combattans africains de la Seconde Guerre mondiale

Tout en réaffirmant que la France n'avait pas vocation à rester au Mali, François Hollande a assuré qu'elle resterait «le temps qu'il faudra, c'est-à-dire le temps que les Africains eux mêmes prendront à travers la Misma pour nous suppléer, pour nous remplacer.» Le chef de l'Etat, qui confie avoir vécu «la journée la plus importante de (sa) vie politique», a estimé que l'intervention française avait permis à la France de payer sa dette à l'égard du Mali et de l'Afrique qui ont combattu à ses côtés lors de la Seconde Guerre mondiale.

«Parce que moi je n'oublie pas que lorsque la France a été elle même attaquée, lorsqu'elle cherchait des soutiens des alliés, lorsque elle était menacée pour son unité territoriale, qui est venu alors? C'est l'Afrique, c'est le Mali, merci au Mali», a-t-il lancé la foule. «Notre pays a aujourd'hui effacé sa dette à votre égard», a-t-il ajouté.

«Voilà votre indépendance!»

Cinquante-trois ans après l'indépendance du Mali, François Hollande a comparé la lutte contre les groupes islamistes armés à une nouvelle guerre d'indépendance pour l'ancienne colonie française. «Votre pays va connaître une nouvelle indépendance qui ne sera plus cette fois la victoire sur le système colonial mais la victoire sur le terrorisme, sur l'intolérance et sur le fanatisme, voilà votre indépendance!», a-t-il indiqué.

A l'heure où plusieurs organisations de défense des droits de l'homme accusent entre autres l'armée malienne de commettre des exactions et des violations des droits de l'homme, François Hollande a appelé les Maliens à être exemplaires. «Vous devez être exemplaires, vous êtes regardés par toute la communauté internationale», a-t-il déclaré. «Oui, nous devons châtier les criminels, les terroristes mais nous devons le faire, vous devez le faire, avec le respect des droits de l'homme, ceux-là même qui ont été bafoués, floués par les terroristes», a-t-il ajouté.

«Zéro dérapages, zéro représailles, zéro exactions»

Dioncounda Traoré avait espéré un peu plus tôt «zéro dérapages, zéro représailles, zéro exactions.» «Dans l'euphorie de la liberté retrouvée, ne vous laissez jamais aller aux excès, à la vengeance, je sais que je peux compter sur vous pour qu'il n'y ait aucune exaction, aucun règlement de compte», a-t-il indiqué lors d'un discours place de l'indépendance. «Je demande à tous ceux qui ont fui leur maison par peur des représailles de revenir chez eux et de reprendre une vie normale», a-t-il ajouté.

«Jusqu'à présent le comportement de nos troupes est quasi-exemplaire, nous serons intransigeants envers ceux qui transgresseront les règles de la guerre et le droit humain», a-t-il insisté. A Tombouctou, une ville inscrite au patrimoine mondial, François Hollande était accompagné par la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova.

Protection de Tombouctou

Les groupes islamistes armés, qui avaient pris le contrôle du nord du pays en profitant du chaos créé par un coup d'Etat militaire à Bamako en mars 2012, ont détruit des tombeaux et des mausolées à Tombouctou, des sites considérés par les rebelles comme hérétiques et relevant de l'idolâtrie.

Fin janvier, ils ont également mis le feu à plus de 2.000 des 30.000 manuscrits de l'institut sud-africain Ahmed Baba, avant de fuir l'avancée des troupes franco-maliennes. «Nous avons un devoir qui est, maintenant que la sécurité est revenue, de continuer à faire en sorte que Tombouctou puisse rayonner comme ce site le mérite», a indiqué François Hollande.

Avec Reuters
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