Revivez les événements de lundi en Libye: L'opération militaire continue, la Coalition se divise

206 contributions
Publié le 21 mars 2011.

LIVE - Les puissances occidentales ne sont pas d'accord sur l'application de la résolution 1973...

20h12: Des tirs et des explosions entendus près de la résidence de Kadhafi à Tripoli

19h48: Nicolas Sarkozy est attendu mardi sur la base de Solenzara en Corse, selon leparisien.fr. C'est de cette base aérienne que décollent une partie des avions de chasse français engagés dans l'opération de la coalition en Libye.

19h26: Le départ du pouvoir du colonel Kadhafi «demeure le but ultime» des Etats-Unis, selon le département d'Etat.

18h58: Les Etats-Unis vont réduire bientôt leur participation aux opérations en Libye, déclare Robert Gates, le chef du Pentagone.

18h35: Quatre journalistes du New York Times qui avaient été capturés par les forces pro-Kadhafi alors qu'ils couvraient les événements en Libye ont été remis en liberté par les autorités et ont pu gagner lundi la Tunisie.  Ces quatre journalistes, qui avaient été autorisés à parler à leur famille jeudi dernier, ont été remis à l'ambassade de Turquie à Tripoli et sont arrivés quelques heures plus tard en Tunisie, a déclaré leur journal.

18h24: Six avions canadiens ont effectué des missions au-dessus du littoral libyen, lundi, mais ils n'ont mené aucun raid contre des objectifs militaires, a annoncé le ministère canadien de la Défense.

18h12: L'UE est prête à sécuriser une opération humanitaire avec des moyens militaires si l'ONU le souhaite, dit un communiqué publié à l'occasion d'une réunion avec des ministres européens des Affaires étrangères.

18h10: Les militaires américains ne savent pas où se trouve Mouammar Kadhafi, après que le complexe où il réside a été la cible de frappes aériennes de la coalition, selon le général américain Carter Ham.

18h07: Des journalistes de l'AFP qui couvraient les événements en Libye sont toujours portés disparus ce lundi, annonce l'agence.

18h02: La Norvège suspend sa participation aux opérations en Libye tant que la gestion du commandement n’aura pas été clarifiée. Les six F-16 norvégiens dépêchés en Méditerranée pour participer à l'opération militaire en Libye n'entameront donc pas leur mission, a déclaré la ministre norvégienne de la Défense, Grete Faremo.

18h00: La mission des Forces américaines en Libye n’est pas de soutenir une offensive terrestre de l’opposition, affirme le général Carter Ham, commandant pour l’Afrique.

17h55: Pas de frappes françaises en Libye ce lundi
Au ministère de la défense, le général Philippe Pontiès a tenu son point presse quotidien: il a dit qu’une vingtaine d’appareils français étaient engagés lundi au-dessus de la Libye mais qu’aucune frappe française n’avait eu lieu ce lundi jusqu’à ce moment. Depuis le début de l’offensive, samedi, quelque 55 appareils français qui ont été engagés. Enfin, le général a tenté d’expliciter le rôle de l’Otan, qui «pourrait actuellement avoir une fonction de soutien» et non de commandement.

 

17h40: Les forces fidèles à Mouammar Kadhafi bombardent la ville de Zintan, dans l'ouest de la Libye, depuis plusieurs heures, a rapporté lundi en fin d'après-midi la chaîne de télévision panarabe Al Djazira. Dimanche, l'armée libyenne avait ordonné à l'ensemble de ses unités d'observer aussitôt un cessez-le-feu.

17h37: Le porte-avion Charles-de-Gaulle sera opérationnel dès mardi pour des opérations en Libye, annonce le ministère français de la Défense.

17h25: Les forces fidèles à Mouammar Kadhafi «se sont retirées» des secteurs de Benghazi
Les forces fidèles à Mouammar Kadhafi «se sont retirées» des secteurs de Benghazi, d'Ajdabiah et de Misrata à la suite des frappes aériennes occidentales, a déclaré lundi un responsable américain de la sécurité nationale.  Ce responsable, qui a préféré garder l'anonymat, a indiqué que la progression des forces de Kadhafi avait été «bloquée» dans ces régions du fait de l'intervention internationale, qui a commencé samedi.

17h18: Le rôle des Emirats en Libye se limite «à l'aide humanitaire»,  affirme un responsable d'Abou Dhabi, après des informations faisant état d'une éventuelle participation des Emirats aux opérations aériennes

17h10: Onze personnes tuées à Misrata
A Misrata, au moins onze personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées par des tirs des forces pro-Kadhafi à Misrata, à l'est de Tripoli, selon un porte-parole des rebelles dans la ville.

17h05: Des responsables de la rébellion libyenne doivent être reçus lundi au ministère des Affaires étrangères, a annoncé le porte-parole du ministère. «Nous avons des contacts très réguliers avec les membres du Conseil national de transition (CNT), dont la France a salué la création dès le 5 mars dernier. Un nouveau contact aura lieu aujourd'hui (lundi) au Quai d'Orsay», a annoncé Bernard Valero, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

 

16h57: Aucune négociation possible entre le CNL et Kadhafi
Un haut responsable du Conseil national libyen (CNL, insurgés) a exclu lundi toute négociation avec Mouammar Kadhafi pour en finir avec le conflit libyen.  «Nous sommes engagés dans une guerre d'usure à laquelle nous a contraint le dictateur», a déclaré Abed al Hafiz Ghoga lors d'une conférence de presse à Benghazi, le fief de l'insurrection, dans l'est du pays. «Pour cette raison, nous refusons de négocier avec lui. Nous préférons assister à sa fin plutôt que de négocier. Il est recherché comme criminel de guerre par la communauté internationale. Il sera jugé pour ses actes de génocide contre son propre peuple».

16h18: Alain Juppé, a dit lundi espérer que le régime de Mouammar Kadhafi s'effondrera de lui-même. «A quel moment le régime s'effondra-t-il ? Il est tout à fait probable que devant la fragilisation du régime, il se fissure de l'intérieur», a dit le ministre des Affaires étrangères.  «Nous envisageons une fois que la période d'intervention militaire sera bien avancée de réunir les différents partenaires pour définir une solution politique», a-t-il ajouté lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne à Bruxelles.

16h12: «La Ligue arabe ne souhaite pas que l'opération soit entièrement placée sous la responsabilité de l'Otan. Ce n'est pas l'Otan qui a pris l'initiative au jour d'aujourd'hui», a expliqué Alain Juppé, au troisième jour de l’offensive.

16h10: Une dizaine de missiles tirés la nuit dernière sur des objectifs libyens
La coalition internationale en Libye a tiré une dizaine de missiles la nuit dernière contre divers objectifs, a déclaré lundi le commandement Afrique de l'armée américaine.Un peu plus tôt, un responsable militaire américain avait déclaré ignorer si la frappe qui a visé durant dimanche soir le complexe de Mouammar Kadhafi à Tripoli avait été efficace ou non. Ce responsable, qui s'est exprimé sous le sceau de l'anonymat, a indiqué que cette frappe, menée par les forces britanniques, avait visé la capacité de commandement militaire de Kadhafi. A Londres, le général David Richards, chef des forces armées britanniques, a assuré que les forces occidentales ne visaient pas directement le colonel Kadhafi.

15h50: L'emploi du terme «croisade» à propos de la résolution sur la Libye est «inacceptable» selon Medvedev
Après que son Premier ministre, Vladimir Poutine, a comparé ce lundi matin la résolution de l'ONU autorisant une opération militaire en Libye aux appels à la croisade du Moyen-Âge, Dmitri Medvedev a jugé «inacceptable» de parler de croisade à ce sujet. Il a estimé que le recours à la force en Libye, qu'il n'a pas condamné, devait être proportionné. Il a réaffirmé que la Russie, qui s'est abstenue jeudi lors du vote de la résolution 1973, ne rejoindrait pas la coalition anti-Kadhafi mais qu'elle était prête en revanche à participer à des opérations de maintien de la paix en Libye.

15h40: Les pays arabes ne veulent pas que l'opération en Libye soit placée sous commandement de l'Otan
Selon le ministre des Affaires Etrangères français, Alain Juppé.

15h33: Consultations imminentes au Conseil de sécurité sur la Libye
Des consultations à propos de la Libye se tiendront à huis clos dans les heures qui viennent au Conseil de sécurité des Nations unies, apprend-on dans les milieux diplomatiques à New York. Ces consultations, qui feront suite à des discussions programmées dans l'après-midi sur le Soudan, ont été réclamées par la Chine, qui préside le Conseil de sécurité ce mois-ci, en réponse à une lettre de la Libye et à une demande de la Russie, a indiqué un diplomate. Ni la Russie ni la Chine n'ont opposé leur veto à la résolution lors du vote de jeudi dernier, se contentant de s'abstenir.

14h23: Les quatre journalistes américains sont à l'ambassade de Turquie en Libye
Les quatre journalistes du New York Times - Anthony Shadid, chef du bureau de Beyrouth et lauréat du prix Pulitzer, Stephen Farrell et les photographes Tyler Hicks et Lynsey Addario - qui avaient été capturés par les forces pro-Kadhafi alors qu'ils couvraient les événements en Libye se trouvent désormais à l'ambassade de Turquie à Tripoli et vont être rapatriés dans les heures à venir, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu. L'un des fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al Islam, avait déclaré la semaine qu'au moins l'un de ces correspondants avait été arrêté par l'armée libyenne après la chute d'Ajdabiah aux mains des gouvernementaux. La Turquie avait engagé des efforts pour obtenir leur libération.

14h15: L'un des fils Kadhafi tué?
Khamis Kadhafi aurait succombé à ses blessures dans un hôpital de Tripoli, rapportent les médias allemands se référant aux journalistes arabes. Selon Bild, un pilote de l'Armée de l'air libyenne passé dans l'opposition a attaqué il y a quelques jours un bâtiment où se trouvait Khamis Kadhafi et sa famille. L'édifice se trouvait sur le territoire de la base militaire de Bab al Aziziya, cible de bombardements américains en 1986.

14h: Les opérations sont «en tout point conformes à la résolution 1973», selon le ministère des Affaires Etrangères français
Le porte-parole du Quai d'Orsay a par ailleurs fait savoir que des «contacts très réguliers» avaient lieu avec  les membres du Conseil National de Transition libyen (CNT), et qu'une nouvelle rencontre aurait lieu ce ludni au quai d'Orsay. Quant à l'Otan, il «poursuit ses travaux», et une nouvelle réunion du Conseil Atlantique doit se tenir ce lundi.

13h40: Les rebelles libyens pour la poursuite des frappes étrangères
«Le comité refuse des troupes étrangères au sol mais nous encourageons les bombardements de l'armée de Kadhafi», a dit Ahmed el Hassi, porte-parole de la coalition du 17-Février, à Benghazi, fief de l'insurrection dans l'Est de la Libye. L'objectif des rebelles reste de conquérir Tripoli, la capitale, a-t-il ajouté.

13h29: Poutine compare la résolution de l'ONU à «une croisade»
Vladimir Poutine a comparé lundi la résolution de l'Onu autorisant une opération militaire en Libye aux appels à la croisade du Moyen-Âge.  «La résolution est déficiente et imparfaite», a déclaré le Prmeier ministre russe à des ouvriers d'une fabrique de missiles balistiques. «Elle permet tout. Elle ressemble aux appels médiévaux à la croisade.» Vladimir Poutine a ajouté qu'il semblait que l'ingérence dans les affaires d'un autre pays devienne une habitude de la politique étrangère américaine, estimant que l'intervention militaire en Libye devait inciter la Russie à renforcer ses capacités militaires. Le Premier ministre russe a jugé que le régime de Mouammar Kadhafi ne remplissait pas tous les critères de démocratie mais que cela ne justifiait pas une intervention militaire.

13h20: Les forces de Kadhafi ont reculé à Ajdabiya
D’après Euronews, les forces loyales à Kadhafi qui entouraient Benghazi ont reculé jusqu’à la ville d’Ajdabiya. De nombreux blindés incendiés ont été vus sur la route entre les deux villes. Du coup, les rebelles encerclent Ajdabiya, qui serait privée d’alimentation en eau et de moyens de communicatioN.

12h46: L'Italie ne veut pas d'une «guerre»
Une intervention, d'accord, mais l'Italie ne veut pas que la communauté internationale mène «une  guerre» contre la Libye. Franco Frattini, ministre italien des Affaires étrangères, a même indiqué qu'il comptait bien vérifier la conformité des actions menées ce week-end avec la résolution de l'ONU.

12h20: Les opérations aériennes françaises ont repris ce lundi matin
L'objectif étant toujours de faire respecter la zone d'interdiction de vol au-dessus de la Libye, a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard.

11h46: Ankara ne comprend pas que la France joue un rôle majeur
«Il nous est impossible de comprendre le rôle majeur de la France dans ce processus», a dit à la presse le ministre de la Défense, Vecdi Gonul. «Nous comprenons mal qu'elle soit l'exécutant des décisions des Nations unies. Mais par la suite, nous avons cru comprendre que c'étaient les Etats-Unis qui étaient aux commandes», a-t-il ajouté. La Turquie et la France sont alliées au sein de l'Otan. Le gouvernement turc s'est prononcé contre l'intervention militaire et réclame un cessez-le-feu immédiat et le départ de Mouammar Kadhafi.

11h40: L'Irak soutient les frappes aériennes
L'Irak a apporté lundi son soutien à l'intervention militaire étrangère en Libye, critiquée en revanche par l'imam chiite Moktada Sadr. «Le gouvernement irakien soutient les efforts internationaux pour protéger le peuple libyen», ont répondu les services du porte-parole du gouvernement irakien, Ali al Dabbagh, sollicités par Reuters. D'après un site internet proche de son mouvement, l'influent imam chiite Moktada Sadr a en revanche jugé que le peuple libyen devait décider lui-même de son propre sort.

11h16: Kadhafi tente de former un bouclier humain à Misrata selon les rebelles
Les forces fidèles à Mouammar Kadhafi ont entrepris ce lundi de rassembler à Misrata des habitants des villes voisines pour former un bouclier humain, a affirmé un porte-parole des rebelles. L'information n'a pas pu être vérifiée de source indépendante et le régime libyen n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat. Un habitant de Misrata a dit à Reuters que des soldats de Kadhafi en tenue civile se trouvaient lundi dans le centre de Misrata et que ses blindés encerclaient la ville, coupant toujours l'accès à l'eau.

11h03: Les rebelles font état de frappes aériennes près d'Ajdabiah
«Les rebelles ont attaqué vers 3h et les forces de Kadhafi ont riposté. Elles se trouvent toujours aux entrées Est d'Ajdabiah», a déclaré Ahmed al Tir, un combattant rebelle à Zoueïtina, à une quinzaine de kilomètres d'Ajdabiah. «Les frappes aériennes ont visé les entrées Est de la ville. Je les ai vues de mes propres yeux et je pense qu'il y a eu également des frappes sur les entrées Ouest de la ville mais j'ai seulement vu de la fumée s'élever de cette direction», a-t-il ajouté. Prié de dire quand les insurgés allaient tenter de reprendre Ajdabiah, ville stratégique de l'Est que les insurgés souhaitent reprendre aux forces loyales à Mouammar Kadhafi, un autre combattant rebelle, Ahmed al Ebeidi, a répondu: «Nous attendons que les Français les bombardent. Nous sommes certains qu'ils vont le faire. Nous attendons aussi de recevoir de nouveaux équipements.»

10h47: Le chef de la Ligue arabe dit soutenir l'Onu sur la Libye
Lors d'une conférence de presse tenue au Caire avec le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-Moon, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa a clarifié sa position après avoir dénoncé dimanche les bombardements ayant «provoqué la mort et les blessures de nombreux civils libyens». «Nous avons demandé aux Nations unies de mettre en place une zone d'exclusion aérienne et nous respectons la résolution de l'Onu, et il n'y a aucun désaccord», a dit le diplomate égyptien. «Elle vise à protéger les civils et c'est cela qui nous intéresse. Nous allons continuer à oeuvrer pour la protection des civils. Nous appelons tout le monde à prendre cela en considération dans toutes les actions militaires», a conclu Amr Moussa.

10h: Les opérations vont encore durer un certain temps
C'est ce qu'a déclaré le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, sans plus de précision. Prié de dire si les actes de guerre, dont les bombardements, allaient continuer, Henri Guaino a répondu sur RMC: «Encore un certain temps.» Pousser Mouammar Kadhafi à quitter le pouvoir, «ça n'est pas dans le mandat des Nations unies, c'est effectivement le meilleur résultat qui pourrait être atteint mais la révolution libyenne appartient aux Libyens», a-t-il ajouté. «Ce n'est pas à la communauté internationale de décider du sort de la Libye», a poursuivi Henri Guaino, mais «tout le monde a évidemment en tête cet objectif second du départ du colonel Kadhafi».

9h10: Les Etats arabes du Golfe critiquent l'Iran
«Nous rejetons toute intervention étrangère dans nos affaires intérieures, notamment de la part de l'Iran», a déclaré Abdoulrahmane al Attiyah, le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), en marge d'une conférence à Abou Dhabi. Il répondait à une question au sujet de l'envoi par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis de troupes au Bahreïn pour y soutenir la monarchie sunnite face à la contestation chiite. L'Iran, pays chiite non-arabe, a vivement critiqué cette intervention. «Nous participons à la coalition pour des raisons de sécurité conformément à la résolution de l'Onu», a rappelé Abdoulrahmane al Attiyah.

9h: Paris n'a pas connaissance de civil tué par la coalition
«Il n'y a pas d'information de civils tués répertoriée par le commandement français», a dit François Baroin sur Canal+, en mettant en garde contre des «campagnes de communication, de propagande».

8h57: La coalition est «pleinement dans l'application de la résolution 1973» de l'ONU
François Baroin, le porte-parole du gouvernement, l'a affirmé ce lundi sur Canal+, revenant sur les réserves du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui a estimé dimanche que les bombardements de la coalition s'écartent «du but qui est d'imposer une zone d'exclusion aérienne».
«Nous sommes clairement dans la mise en place de couloirs aériens protégés et nous ne dériverons pas de cet objectif qui est d'empêcher Kadhafi de massacrer son peuple», a indiqué François Baroin, précisant que «les frappes depuis 48h permettent de dire aujourd'hui que nous avons stoppé Kadhafi dans le développement du massacre des civils».

8h40: Les cours du pétrole en hausse en Asie
Ils sont soutenus par le début des frappes aériennes de la coalition internationale en Libye pour instaurer une zone d'exclusion aérienne, ont indiqué les analystes. Dans les échanges matinaux, le baril de «light sweet crude» pour livraison en avril prenait 1,88 USD à 102,95 USD. Celui du Brent de la Mer du Nord pour livraison en mai gagnait 2,14 USD à 116,07 USD.

7h: La coalition internationale se prépare à la deuxième phase
Et elle se prépare à attaquer à partir de ce lundi les lignes de ravitaillement des forces du régime de Mouammar Kadhafi pour limiter leur capacité à se battre. «Ses forces sont plutôt éparpillées entreTripoli et Benghazi et nous allons essayer de couper le soutien logistique à partir de demain» lundi, a précisé l'amiral  Michael Mullen.

Les puissances occidentales ont lancé dans la nuit de dimanche à lundi une deuxième vague d'attaques aériennes sur la Libye, après avoir stoppé l'avancée des forces de Mouammar Kadhafi vers Benghazi et endommagé des défenses antiaériennes. Les Etats-Unis, qui mènent les frappes aériennes avec la Grande-Bretagne, la France, l'Italie, le Canada entre autres pays, ont déclaré que la campagne portait ses fruits et que l'opération avait connu une «très bonne première journée».

Après une première nuit de raids, le vice-amiral américain Bill Gortney, directeur de l'état-major interarmes, a constaté une diminution des moyens de surveillance aérienne de la Libye. Benghazi, fief de l'insurrection dans l'est du pays, reste sous la menace des forces fidèles à Kadhafi, mais celles-ci «souffrent d'isolement et de confusion», a-t-il ajouté. Des explosions sporadiques et des échanges de feu nourris ont été entendus dimanche soir dans la deuxième ville du pays. Les tirs ont duré une quarantaine de minutes, selon un journaliste de Reuters.

Un bâtiment détruit par un tir de missile

A Tripoli, une forte explosion a retenti et les autorités ont déclaré qu'un bâtiment du complexe de Kadhafi dans la capitale avait été détruit par un tir de missile. Des journalistes ont été conduits jusqu'au site, qui abrite des bâtiments privés, des casernes, des batteries antiaériennes. A Misrata, troisième ville du pays tenue par les rebelles à 200 km à l'est de la capitale, des chars gouvernementaux sont entrés en mouvement après le bombardement d'une base proche de la ville par les Occidentaux.

«Les chars sont dans le centre de Misrata (...). Il y a tellement de victimes que je ne peux pas les compter», a déclaré un porte-parole des insurgés dimanche après-midi. La coalition dit cibler des objectifs militaires, notamment des bases aériennes et défenses antiaériennes, pour tenter de contraindre les forces de Mouammar Kadhafi à cesser les attaques contre l'insurrection. Mais le régime libyen affirme que des civils sont visés par ces frappes et que 64 d'entre eux sont morts entre samedi après-midi et dimanche matin.

Amr Moussa dénonce les bombardements

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a dénoncé des bombardements «qui ont provoqué la mort et les blessures de nombreux civils libyens» et il a convoqué une réunion extraordinaire de l'organisation. Un porte-parole de la rébellion a critiqué la position du diplomate égyptien, affirmant que plus de 8.000 insurgés avaient été tués depuis le début de l'insurrection à la mi-février.

Le soutien de la Ligue arabe à la résolution 1973 a grandement facilité la mise en place de l'intervention militaire. Si l'organisation désapprouvait son déroulement, cela compliquerait grandement la tâche des Occidentaux. Certains analystes militaires soulignent déjà que cette campagne sera dans tous les cas difficile, et son issue incertaine.

Une campagne très incertaine

Le chef d'état-major interarmes américain, l'amiral Mike Mullen, a concédé sur CBS que l'issue de cette campagne était très incertaine et que l'opération pourrait déboucher sur une impasse. Mike Mullen s'est toutefois félicité de la rapidité de la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne mais le secrétaire à la Défense Robert Gates a souligné que les Etats-Unis, qui commandent actuellement l'intervention, ne comptaient pas jour un «rôle prééminent» pour la maintenir.

Reflétant la volonté de Washington de ne pas paraître trop impliqué dans l'opération, le chef du Pentagone a souhaité transférer le commandement des opérations dans les jours à venir. Il a évoqué un commandement conjoint franco-britannique ou un commandement de l'Otan. Mais à Bruxelles, l'Alliance ne s'est pas mise d'accord sur son implication dans la surveillance d'une zone d'exclusion aérienne.

Le président Barack Obama s'est entretenu dimanche avec le roi Abdallah de Jordanie et le vice-président Joe Biden a téléphoné aux dirigeants algérien et koweïtien pour obtenir de nouveaux appuis au sein des pays arabes. Moscou, opposé à l'intervention militaire, a repris les chiffres officiels libyens et demandé à Paris, Londres et Washington de «cesser le recours non sélectif à la force».

Reuters
Mots-clés
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr