Libye: sommet international à l'Elysée prévu ce samedi

0 contributions
Publié le 19 mars 2011.

MONDE - La France a convoqué pour samedi un sommet international sur en vue d'une action militaire...

La France a convoqué pour samedi un sommet international sur la Libye à Paris, qui devrait être décisif dans le déclenchement éventuel d'une action militaire après l'ultimatum lancé vendredi soir par Paris, Londres, Washington et des pays arabes à Kadhafi.L'ambassadeur de France à l'ONU, Gérard Araud, a déclaré vendredi qu'une intervention militaire internationale en Libye pourrait avoir lieu «dans les heures» qui suivront le sommet, lors d'une interview à la BBC.

Une intervention militaire dans quelques heures

«Nous aurons un sommet à Paris avec tous les participants importants aux opérations et aux efforts diplomatiques. Je pense donc que ce sera le bon moment pour envoyer un dernier signal», a déclaré l'ambassadeur. «Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, nous avons aussi adressé un ultimatum à propos du cessez-le-feu (...) Nous en avons fixé les conditions». «Donc, je pense qu'après le sommet, dans les heures qui suivront, nous lancerons l'intervention militaire», a-t-il ajouté.

Le sommet débutera au palais présidentiel de l'Elysée à 13h30. Il vise à associer les pays arabes et africains aux Occidentaux, qui menacent d'une intervention militaire, et se tiendra en présence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

Le Premier ministre britannique David Cameron, en pointe avec Nicolas Sarkozy sur le dossier libyen, et la chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays s'est abstenu jeudi soir lors du vote du Conseil de sécurité de l'ONU ouvrant la voie à un recours à la force, seront aussi là. Tout comme le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy, la diplomate en chef de l'UE Catherine Ashton ainsi que le président de la Commission de l'Union africaine Jean Ping.

La résolution 1973, non négociable

Paris, Londres, Washington et des pays arabes ont lancé vendredi soir un ultimatum à Tripoli, qui a annoncé un peu plus tôt un cessez-le-feu, appelant à la fin «immédiate» de «toutes les attaques» contre la population libyenne, sous peine d'une intervention.

«La résolution 1973 adoptée par le Conseil de sécurité impose des obligations très claires», affirme le communiqué commun diffusé par la présidence française.

>> Lire le point sur la résolution 1973

«Kadhafi doit mettre fin à l'avancée de ses troupes sur Benghazi et les retirer d'Adjdabiyah, Misratah et Zawiyah. L'approvisionnement en eau, électricité et gaz doit être rétabli dans toutes les zones. La population libyenne doit pouvoir recevoir l'aide humanitaire», ajoute le communiqué.

«Ceci n'est pas négociable. Si Kadhafi ne se conforme pas à la résolution 1973, la communauté internationale lui en fera subir les conséquences et la mise en oeuvre de la résolution sera imposée par des moyens militaires», affirme-t-on également.

La résolution 1973 se veut d'abord une réponse à un appel de la Ligue arabe à l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne. Elle y ajoute cependant le recours possible à «toutes les mesures nécessaires» pour protéger les populations civiles libyennes, c'est-à-dire à des bombardements.

Empêcher les exactions

«Nous avons toutes les raisons de penser que, sans contrôle, Kadhafi pourrait commettre des exactions contre son peuple. Des milliers de personnes pourraient mourir. Une crise humanitaire s'ensuivrait», a déclaré le président américain Barack Obama dans une allocution à la Maison Blanche.

Le sommet de Paris samedi «sera l'occasion d'abord d'analyser les déclarations qui viennent d'être faites par le régime de Kadhafi sur le cessez-le-feu et d'en tirer les conclusions», a indiqué le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, en répétant que «tout est prêt» pour une action militaire.

Intervention de l'Otan

Les dirigeants devraient discuter du rôle que jouerait l'Otan en appoint d'une coalition menée par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne.

Un responsable de l'Alliance a annoncé vendredi que l'Otan avait décidé d'accélérer la planification militaire en vue d'une éventuelle participation à l'intervention internationale alors que la France a réaffirmé qu'elle ne souhaite pas une implication de l'Otan. «Nous ne pensons pas que ce soit un bon signal que l'Otan en tant que telle intervienne dans un pays arabe», a déclaré Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

La France et la Grande-Bretagne ont arraché l'accord à l'ONU en grande partie grâce à un soutien de pays arabes, dont certains, comme le Qatar et les Emirats, seraient prêts à participer à une opération militaire.

Importé par 20minutes.fr
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr