La France condamne l'usage «disproportionné» de la violence en Libye

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Publié le 20 février 2011.

MONDE - Elle appelle le gouvernement au dialogue avec les manifestants...

La France a exhorté dimanche les autorités libyennes au «dialogue» et condamné «un usage disproportionné de la force qui n'est pas acceptable», alors que la répression des manifestations dans le pays a fait plus de cent morts selon l'ONG Human Rights Watch (HRW).

>> Suivez en direct sur 20minutes.fr l’évolution de la situation

«Trop de violence»

«Il y a eu trop de violences en Libye ces dernières quarante-huit heures et l'usage disproportionné de la force n'est pas acceptable», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, interrogé par l'AFP.

«Un dialogue doit s'ouvrir et nous réaffirmons notre attachement à la liberté d'expression et au droit de manifester politiquement», a-t-il souligné.

Il a rappelé que la situation en Libye serait lundi à l'ordre du jour de la réunion du conseil des affaires étrangères de l'Union européenne.

750 Français

Concernant la situation des quelque 750 Français qui vivent en Libye, Bernard Valero a souligné que l'ambassade est en contact avec les autorités libyennes.

L'ambassadeur, François Gouyette, avait indiqué vendredi que son ambassade faisait montre «d'une grande vigilance» et évaluait en permanence l'évolution de la situation.

Auparavant, dans une note de sécurité aux résidents français, il les avait appelés à la prudence, recommandant d’éviter les lieux de rassemblement.

Pour Benghazi et les villes de l'est libyen, où les manifestations sont les plus violentes, «il est recommandé à nos compatriotes de rester chez eux pendant la nuit et d’éviter les attroupements», avait ajouté l'ambassade sur son site internet.

104 morts

En Libye, gouverné par le colonel Mouammar Kadhafi depuis 42 ans, la répression a fait au moins 104 morts depuis le début de la révolte mardi, selon HRW qui suit de près la situation.

De nouvelles manifestations se déroulaient dimanche notamment à Benghazi, bastion de l'opposition à 1.000 km à l'est de Tripoli. Selon HRW, le bilan de la répression s'y alourdissait, et la contestation dans cette ville, la seconde du pays, semblait se transformer en insurrection.

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