Lockerbie: la Libye avait pourtant promis un accueil «discret» pour Megrahi

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Publié le 24 août 2009.

ECOSSE - Le ministre écossais de la Justice, Kenny MacAskill, se défend ce lundi...

La Libye s'était engagée à ce que l'accueil d'Abdelbaset al-Megrahi soit «discret». C'est ce qu'a affirmé ce lundi le ministre écossais de la Justice, Kenny MacAskill, à la suite des réactions outrées de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis après la libération du Libyen.

Megrahi avait été condamné en 2001 à la prison à vie avec une peine de sûreté de 27 ans pour l'explosion d'un avion de la Pan Am le 21 décembre 1988 au-dessus du village écossais de Lockerbie, tuant 270 personnes. Il a été libéré jeudi par l'Ecosse.

Atteint d'un cancer à la prostate


«Des assurances avaient été données qu'un retour (de Megrahi, ndlr) serait traité de manière discrète et sensible», a déclaré Kenny. MacAskill, en défendant devant le parlement écossais sa décision de le libérer pour raisons de santé.

Megrahi, 57 ans, atteint d'un cancer de la prostate en phase terminale et qui n'aurait plus que trois mois à vivre, avait été reçu triomphalement à Tripoli par des centaines de personnes, agitant des drapeaux libyens et écossais.

Indignation générale

«C'est une source de profond regret que M. Megrahi ait été reçu de manière aussi inappropriée», a ajouté le ministre écossais. Avec cet accueil, la Libye «n'a montré aucune compassion ou sensibilité à l'égard des familles des 270 victimes de Lockerbie.»

Cette réception avait suscité les réactions indignées de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, le président américain Barack Obama le jugeant «tout à fait répréhensible». Un porte-parole de la Maison Blanche avait auparavant évoqué un spectacle «scandaleux et dégoûtant».

Kenny MacAskill ne «regrette pas» sa décision

Kenny MacAskill a cependant répété devant les députés écossais avoir pris cette décision seul, sans céder aux pressions, et en respectant scrupuleusement la loi écossaise qui autorise la libération de prisonniers pour des raisons médicales.

«Cela n'était pas basé sur des considérations politiques, diplomatiques ou économiques», a-t-il affirmé. «C'était ma décision et uniquement ma décision. Je ne la regrette pas.»


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