Les réfugiés se sont fait tirer dessus en Libye

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Publié le 13 octobre 2013.

IMMIGRATION – Certains ont été blessés avant le naufrage de leur embarcation...

Des réfugiés syriens ont raconté aux ONG et aux médias qu'ils avaient été la cible de coups de feu à leur départ des côtes libyennes, avant le naufrage de leur embarcation au sud de Malte vendredi qui a fait plus de 30 morts.

Selon leurs récits cités par plusieurs journaux italiens dimanche, le bateau qui transportait plusieurs centaines de migrants, surtout des Syriens, était parti jeudi de Zouara (Libye), une localité située à 60 km seulement de la frontière tunisienne.

Certains survivants - plus de 200 sur 270 à 400 passagers - accueillis à Malte et Lampedusa, ont raconté que leur embarcation avait essuyé des tirs peu après le départ. Le HCR citant des rescapés a parlé de «plusieurs passagers blessés», estimant que les coups de feu venaient «peut-être de miliciens qui tiraient pour tuer».

Un conflit entre trafiquants?

Molhake Al Roarsan, un Syrien de 22 ans, interrogé à La Valette par La Stampa, assure que «trois jeunes ont été blessés, deux aux bras, un aux jambes», soulevant l'hypothèse que ces tirs étaient liés à un conflit entre des groupes de trafiquants. «Il y a eu une lutte furibonde, des cris à la radio et au téléphone avec quelqu'un qui exigeait que nous retournions à terre, mais le capitaine ne s'est pas arrêté», a-t-il dit.

Le journal La Repubblica a fait état d'informations similaires, affirmant que les coups de feu ont été tirés par un «patrouilleur libyen qui faisait probablement partie d'une autre bande criminelle».

La «panique» à bord

L'agence Ansa dans une dépêche datée de La Valette a cité des témoignages parlant de «deux personnes tuées par les tirs» des Libyens : «Ils tiraient dans tous les sens, à bord c'était la panique les gens essayaient de se protéger les uns les autres», a raconté l'un d'eux.

Le capitaine du bateau clandestin, un Tunisien reconnu par des survivants, aurait été arrêté par les autorités maltaises, selon les médias.

Selon les rescapés - en majorité des Syriens mais aussi une trentaine de Palestiniens - ceux qui étaient partis directement de Zouara devaient payer 1.000 dollars. Pour les réfugiés venus d'Egypte, le tarif était au total de 3.000 à 4.000 dollars.

 

Avec AFP
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