Bulgarie: La police diffuse le portrait-robot du suspect de l'attentat anti-israélien

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Publié le 2 août 2012.

TERRORISME - Interpol cherche à identifier l'auteur de l'attentat kamikaze du 18 juillet...

Quinze jours après l'attentat suicide anti-israélien à l'aéroport bulgare de Bourgas (est), qui a fait six morts et une trentaine de blessés, les enquêteurs cherchent toujours à identifier l'auteur présumé.

La police bulgare a diffusé le 1er août une image du visage reconstitué du kamikaze, également décédé lors de l'explosion, espérant qu'elle aidera à son identification. La photo représente un jeune homme à peau blanche, aux yeux clairs, aux cheveux épais brun foncé, sur un front haut. Ses empreintes digitales et génétiques (ADN) ont bien été récupérées dès le jour de l'attentat, le 18 juillet, mais elles ne figurent dans aucune base de données des services de police et des servives secrets dans le monde, selon les autorités bulgares.

Le suspect kamikaze malgré lui

S'il a été établi que l'homme, filmé par les caméras de surveillance de l'aéroport avec deux sacs sur le dos et le ventre, a péri suite au déclenchement de l'explosif qu'il portait, certains experts bulgares et israéliens doutent qu'il ait été conscient de sa mort imminente. «Les shahidi (kamikaze musulmans) ne se seraient pas présentés devant Allah en short et avec un attribut aussi humiliant qu'une perruque de femme», a déclaré Boaz Ganor de l'Institut israélien de contre-terrorisme à Herzlia, cité par le quotidien Jérusalem Post.

Les caméras de l'aéroport avaient enregistré dans la salle des arrivées un jeune homme avec de longs cheveux châtains descendant jusqu'aux épaules et un short à carreaux. Le fait d'avoir porté une pièce d'identité, ne serait-ce qu'un faux permis de conduire américain de l'état de Michigan, au nom de Jacque Felipe Martin, fait penser à des experts que l'homme pensait s'échapper, une fois ses sacs déposés dans l'autobus.

Un colonel retraité du service bulgare de contre-espionnage, Lubomir Dimitrov, a estimé dans un entretien au journal Pressa que l'homme à l'origine de l'explosion «croyait peut-être porter de la drogue et ne s'attendait pas à mourir», la bombe ayant été probablement déclenchée à distance.

Complice et commanditaire inconnus

Des chauffeurs de taxi et des réceptionnistes d'hôtel ont confirmé à l'AFP que la police recherchait, via un portrait-robot, un complice éventuel. L'employée d'une entreprise de location de voitures a décrit cette personne comme un homme «plutôt brun», la tête «presque rasée», parlant anglais et ayant «l'air d'un Arabe». Son document d'identité, un permis de conduire sur lequel il portait des cheveux longs, a éveillé les doutes du propriétaire, ex-policier, qui lui a refusé un véhicule, sans toutefois le dénoncer.

Le commanditaire demeure également mystérieux, l'attentat n'ayant toujours pas été revendiqué. Le jour de l'attentat, Israël a mis en cause l'Iran comme commanditaire et le mouvement chiite libanais Hezbollah comme exécutant. Téhéran a nié avec véhémence, accusant Israël d'avoir organisé cet attentat pour justifier une attaque militaire contre l'Iran. Se montrant discrète, la Bulgarie, qui connaît pour la première fois un attentat anti-israélien, déclare que le commanditaire «ne sera pas désigné» avant l'aboutissement de l'enquête.

Avec AFP
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