Les autorités iraniennes surveillaient Clotilde Reiss

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Publié le 25 août 2009.

TEHERAN - L'ambassadeur de la République islamique d’Iran en France l'a révélé ce mardi...

Clotilde Reiss, la Française tenue de résider à l'ambassade de France à Téhéran après son procès pour «espionnage» était surveillée par les autorités iraniennes. L'ambassadeur de la République islamique d’Iran en France a révélé ce mardi au Parisien la méfiance de son pays à l'égard de la jeune chercheuse. «Oui, nous la surveillions dès lors qu’elle était sur le territoire iranien. Sinon, comment aurions-nous pu l’arrêter?», a-t-il confié au quotidien.

La théorie du complot à l'iranienne

«Pourquoi envoie-t-on une étudiante en géopolitique enseigner le français à la place d’un professeur de langue?», se demande Ali Ahani. Le diplomate note par ailleurs que la Française se trouvait à Ispahan, région dans laquelle sont installés les centres d’enrichissement d’uranium iraniens.

Pour les proches de la jeune femme, pourtant, Clotilde Reiss n'a rien d'une espionne. Rémi Reiss déclarait dès le début de l'affaire que la seule motivation de sa fille, «c'est l'art, c'est la culture, c'est la connaissance de l'Iran». Et selon le directeur de l'IEP de Lille Pierre Mathiot, c'est parce qu'elle comptait «rester là-bas qu'elle avait accepté un poste de lectrice de français à l'université d'Ispahan.

«La prison, la liberté ou l’amende»

Cependant, Clotilde Reiss aurait tout avoué à son procès. Et l'ambassadeur iranien assure que ces aveux n'ont pas été obtenus sous la pression: «nos croyances religieuses nous interdisent de mentir et de faire avouer sous la contrainte».

Désormais, il y a trois options pour la jeune femme: «la prison, la liberté ou l’amende», détaille Ali Ahani. Quant à savoir quand le jugement définitif sera rendu... «Ce qui est certain, c’est que ce sera moins long qu’en France», répond le diplomate.
J.M.
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