Iran: Moussavi dénonce des aveux obtenus sous la torture

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Publié le 2 août 2009.

TEHERAN - Une centaine de manifestants sont jugés pour avoir contesté la réélection du président Ahmadinejad...

Le chef de l'opposition iranienne Mir Hossein Moussavi a dénoncé dimanche le procès organisé par la justice contre une centaine de manifestants et responsables réformateurs en affirmant que les «aveux rappellent des tortures moyenâgeuses», selon son site. «Ils disent que les enfants de la révolution ont avoué lors du procès de samedi leurs liens avec les ennemis et un plan pour renverser la République islamique. Tout ce que j'ai entendu, c'est un gémissement qui traduit ce qu'ils ont enduré pendant ces cinquante jours», a-t-il affirmé. Il a également critiqué «un procès où tout est truqué».

Des députés iraniens ont porté plainte devant la justice contre Moussavi pour ses «actions extrémistes», a annoncé l'un d'entre eux, Mohammad Taghi Rahbar, cité par l'agence Fars.

>> Retrouvez notre dossier sur la crise en Iran ici...

«Mise en scène»

Un peu plus tôt, l'ancien président réformateur iranien Mohammad Khatami a dénoncé le procès, estimant qu'il s'agissait d'une «mise en scène contraire à la Constitution». «Ce genre de mise en scène est avant tout contraire aux intérêts du régime et porte atteinte à la confiance de l'opinion publique», a déclaré l’ancien président lors d'une rencontre avec des responsables politiques et des députés, selon un communiqué publié par son bureau. Il a également affirmé que «les aveux obtenus dans ces conditions n'ont aucune crédibilité». «Je ne pense pas que le chef de l'autorité judiciaire, l'ayatollah (Mahmoud Hachémi) Chahroudi soit d'accord avec ce qu'il s'est passé», a-t-il affirmé.

Une centaine de personnes jugées


Le tribunal révolutionnaire de Téhéran a commencé à juger samedi une centaine de personnes, dont des personnalités du camp réformateur, pour leur participation au mouvement de contestation de la victoire du président Ahmadinejad lors de l'élection du 12 juin.

Accusées notamment de troubles à l'ordre public et d'atteinte à la sécurité nationale, elles encourent jusqu’à cinq ans de prison, selon l’agence Fars. Si en outre les accusés sont reconnus coupable d'être des «mohareb» (ennemis de Dieu), ils risquent la peine de mort.

Certains médias officiels iraniens ont accès à la salle d'audience, qui est en revanche interdite au reste de la presse. Les journaux iraniens revenaient dimanche sur le procès, la presse réformatrice pour le dénoncer, les quotidiens conservateurs pour critiquer les personnes jugées.

Avec agence
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