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Publié le 20 juin 2012.

ENQUÊTE - L'homme de 39 ans, accusé par sa femme d'avoir violé leur fille âgée de 3 ans et demi, a été conduit à la prison de Parappana Agrahara...

L’agent du consulat français de Bangalore arrêté mardi pour des soupçons d'abus sexuels sur sa fille de trois ans et demi est toujours en détention provisoire ce mercredi. Sa détention provisoire doit durer 14 jours, selon la décision d’un juge, alors que l'enquête se poursuit, a précisé un responsable de la police de Bangalore.

Le Français a été arrêté mardi chez lui, après une plainte déposée par sa femme jeudi dernier. Dans sa déposition, elle indique que son mari a «violé» leur fille la veille, alors qu’il s’était enfermé avec l’enfant dans une pièce pendant plusieurs heures. Le Français a immédiatement été interrogé par la police et a nié les faits. Il a été libéré le vendredi, la police cherchant à déterminer quel était exactement son statut diplomatique.

Manifestation

Lundi, le ministère de l’Intérieur indien a appris que le Français ne disposait pas d’un passeport diplomatique, mais seulement d’un passeport de service, et donné son feu vert à son arrestation. Le même jour, des militants des droits des enfants avaient manifesté devant le consulat français à Bangalore, exigeant l’arrestation du diplomate.

 

L’homme de 39 ans, père de trois enfants, dont deux fils, tous de nationalité française, a donc été arrêté mardi matin à son domicile. Après son arrestation, il a d’abord été examiné par un médecin à l’hôpital Bowring, selon la procédure indienne. Des échantillons de sang ont été prélevés, et un test ADN a été réalisé. «Nous attendons les résultats pour les confronter avec les résultats des examens médicaux effectués sur la fillette», a indiqué un responsable de la police de Bangalore.

Colère de la population

A la sortie, deux personnes l’ont frappé à l’arrière de la tête. L'affaire, largement couverte par les médias en Inde, a en effet provoqué la colère de la population. Il a ensuite été à nouveau interrogé par les enquêteurs, et a été présenté à un juge dans la foulée. La cour a décidé qu’il resterait en détention provisoire pendant 14 jours. Il a été conduit à la prison de Parappana Agrahara.

Ce mercredi, le Quai d’Orsay a indiqué suivre «avec une extrême attention» l’évolution de la situation de son agent consulaire, et être «en contact avec les autorités locales». Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a refusé de commenter l’affaire, rappelant simplement une nouvelle fois les dispositions de la Convention de Vienne qui, à l’article 43, «ne prévoit pas d'immunité de juridiction pour les actes accomplis hors de l'exercice des fonctions consulaires».

Bérénice Dubuc
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