La famille de l'étudiante violée en Inde veut voir ses bourreaux pendus

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Publié le 31 décembre 2012.

MONDE - La famille de la jeune fille décédée des suites de son agression réclame que ses bourreaux écopent de la peine capitale...

La famille de l'étudiante indienne décédée des suites de son viol et de son agression par six hommes le 16 décembre à New Delhi veut voir les coupables «pendus», malgré l'application rarissime de la peine capitale en Inde, a déclaré lundi son frère à la presse. «Le combat a juste commencé. Nous voulons que tous les accusés soient pendus et nous nous battrons jusqu'au bout pour cela», a déclaré le jeune homme au journal Indian Express.

La jeune femme et son ami revenaient du cinéma quand ils ont été convaincus de monter dans un autobus où six hommes l'ont violée tour à tour, agressée sexuellement avec une barre de fer rouillée et battue. Ils avaient ensuite été jetés hors du véhicule.

L'étudiante a été incinérée dimanche

Grièvement blessée, l'étudiante de 23 ans issue d'un milieu pauvre est décédée samedi soir à Singapour et sa dépouille a été incinérée dimanche à New Delhi conformément à la tradition hindoue. Ses agresseurs encourent de fait la peine de mort par pendaison mais l'Inde applique rarement les sentences capitales.

L'unique survivant du commando responsable des attentats de Bombay en novembre 2008, un Pakistanais de 25 ans, a été pendu fin novembre mais la précédente exécution remontait à 2004. Dans un entretien au même journal, le père de la jeune femme a fait part de sa détresse depuis l'annonce de sa mort.

«Je n'entendrai jamais sa voix»

«C'est trop douloureux. Je n'ai pas pu retourner voir sa chambre. Elle est née dans cette maison. Ses livres, ses vêtements, tout est là. Il est difficile de se dire que je n'entendrai plus jamais sa voix, qu'elle ne me lira plus jamais de livres en anglais», a-t-il confié.

Selon des proches, la famille vit pauvrement dans un appartement près de l'aéroport de Delhi où travaille le père après avoir vendu ses maigres terres agricoles pour financer les études de sa fille.

Avec AFP
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