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Publié le 7 septembre 2012.

Les enquêteurs français chargés de la tuerie des Alpes ont entamé vendredi une coopération officielle avec la police britannique afin de tenter d'apporter de premières réponses à un massacre de quatre personnes toujours dominé par le mystère.

Deux informations judiciaires, l'une pour "assassinats" et l'autre pour "tentatives d'assassinats", ont été ouvertes après la tuerie de Chevaline dans l'est de la France, a annoncé le procureur en charge de l'affaire, Eric Maillaud. Les juges d'instruction Michel Mollin et Christine de Curraize ont été désignés pour cette affaire.

Le magistrat a également annoncé le départ à Londres en début d'après-midi d'un gendarme en charge du dossier, afin de rencontrer ses homologues britanniques.

Les enquêteurs français tentent notamment d'en savoir plus sur la personnalité du père de famille britannique tué mercredi avec sa femme et sa belle-mère. "On peut trouver dans (sa) maison un certain nombre d'explications qui peuvent nous conduire sur la piste des tueurs", a estimé M. Maillaud.

L'une des pistes étudiées est celle d'un litige sur fond d'argent entre Saad al-Hilli, originaire d'Irak, et son frère qui s'est présenté jeudi à la police britannique pour nier toute implication.

Né à Bagdad et vivant depuis de longues années en Grande-Bretagne, Saad al-Hilli, 50 ans, était domicilié avec sa femme et ses deux petites filles dans la grande banlieue sud de Londres, dans le comté du Surrey.

Le procureur a cependant appelé à la prudence sur cette piste, s'interrogant sur l'écart qu'impliquait le fait de "passer d'un différend financier à un quadruple meurtre". Et le parquet continue d'envisager toutes les pistes à ce stade de l'enquête, des "plus crapuleuses" au "drame familial".

Des autopsies des victimes, tuées par balles, étaient prévues dans la journée. Elles pourraient permettre de dire s'il y avait un ou des tueurs.

Pour la compréhension du drame, d'éventuels témoignages des deux petites fillettes rescapées pourraient se révéler cruciaux.

Mais la cadette, quatre ans, réentendue jeudi soir, n'a formulé que peu de choses, "si ce n'est des cris, cette peur, cette volonté de se dissimuler", selon Eric Maillaud. Quant à sa soeur de sept ans, grièvement blessée au crâne et plongée dans un coma artificiel, "elle a été réopérée" et "va bien", selon M. Maillaud.

Les forces de l'ordre ont rouvert au public l'accès à la zone des meurtres, sous haute garde depuis mercredi et la découverte de la voiture de Saad al-Hilli sur une route forestière proche de Chevaline.

Trois jours après le quadruple crime, ses habitants restent sous le choc.

"Il ne se passe jamais rien ici, alors là nom d'un chien !", s'exclame un villageois de cette bourgade de 200 habitants en réclamant l'anonymat. "Ici, il y a plus de vaches que d'habitants", renchérit un autre habitant. "C'est le bout du monde ici, il n'y a personne", confirme la tenancière d'un bar des environs, notant que pour se "planquer", c'est "le coin parfait".

Le lieu du crime était plutôt connu jusqu'à présent comme le point de départ de ballades dans la nature, faciles à faire avec des enfants.

Saad al-Hilli et sa famille avaient élu domicile depuis quelques jours dans un camping proche.

A l'intérieur de son véhiculte a été découvert son cadavre, celui de sa femme et de la mère de cette dernière. Les analyses ADN doivent venir confirmer officiellement les identités.

A côté de la voiture gisait un cycliste français, peut-être victime collatérale de ce qui ressemble à une volonté d'exécuter toute une famille. Tous les adultes tués ont reçu plusieurs balles, dont au moins une dans la tête.

© 2012 AFP
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