FUSILLADE - Le policier qui avait été entendu le tueur la veille du drame a été placé en congé maladie...
La police finlandaise aurait-elle pu empêcher Matti Juhani Saari de faire
un massacre dans son lycée ce mardi? Alors que la question agite le pays, on vient d'apprendre que le policier finlandais qui avait interrogé Saari la veille du drame sans prendre aucune mesure à son égard a été «placé en congé maladie» à sa demande, selon un porte-parole de l'institution finlandaise.
Le chef du gouvernement avait annoncé ce mercredi matin l’ouverture d’une enquête qui devra déterminer pourquoi le jeune homme est reparti sans être inquiété après son audition. Entendu au sujet de
menaces proférées revolver au poing dans des vidéos sur YouTube, Matti Juhani Saari avait même conservé son permis de port d’armes, obtenue en août.
Plusieurs jeunes filles et un professeur
Les corps des victimes ont été transportés dans la nuit de mardi à mercredi à Helsinki pour y être autopsiés. Il s’agit de camarades de classe du tueur, huit jeunes filles et un jeune homme, qui passaient un examen écrit au moment où il a fait irruption dans la salle de cours.
«Une des victimes n'est pas un élève», avait précisé une autre source policière proche de l’enquête. Le chef de la police locale, Urpo Lintala, confirme en conférence de presse qu'«il y avait également un professeur».
Difficile identification des corps
Les enquêteurs annoncent cependant que l’incendie allumé par le tueur après la fusillade rend difficile l'identification complète des dix victimes .
«Certaines d'entre elles (ont) été gravement brûlées», indique à l'AFP le responsable de l'enquête criminelle, Jari Neulaniemi. Il ajoute que «pour les cas les plus difficiles, l'identification prendra plusieurs jours».
J.M. avec agence