Tuerie d'Aurora: James Holmes pourrait plaider la démence

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Publié le 10 août 2012.

ÉTATS-UNIS - Son avocat a mentionné à plusieurs reprises sa «maladie mentale» lors d'une récente audience...

L'avocat de James Holmes, l'auteur présumé de la tuerie qui a fait 12 morts et 58 blessés le 20 juillet dans un cinéma d'Aurora, dans la banlieue de Denver, a déclaré jeudi que son client souffrait de maladie mentale. Daniel King, son avocat commis d'office, participait à une audience consacrée à l'examen d'une requête de vingt organisations de presse demandant la divulgation de documents liés à l'affaire. James Holmes était présent.

L'avocat de Holmes a plusieurs fois fait référence au cours de l'audience à la «maladie mentale» de son client, sans préciser sa nature, ce qui suggère que les avocats de l'accusé pourraient plaider la démence. «Il a essayé de chercher de l'aide face à sa maladie mentale», a souligné Daniel King à propos de son client. James Eagan Holmes, 24 ans, suivait une thérapie chez le docteur Lynne Fenton, une psychiatre spécialiste de la schizophrénie. Selon la presse, il lui avait envoyé un carnet détaillant ses projets avant de passer à l'acte.

«La maladie mentale est la seule défense possible»

Holmes, qui est accusé d'avoir ouvert le feu lors d'une projection du dernier film de la série Batman, «The Dark Knight Rises», s'est vu notifier 142 chefs d'inculpation, dont 24 pour homicides, 116 pour tentative de meurtre et deux autres chefs annexes. Pour cette troisième apparition devant la justice, Holmes n'avait pas l'air absent mais a semblé se désintéresser des débats. Il a regardé droit devant lui la plupart du temps sans parler à ses avocats. Il est apparu à l'audience non rasé, les mains et les chevilles entravées, avec toujours les cheveux teints en rouge-orangé bien qu'en voie de décoloration vers le rose dans certaines zones.

«La maladie mentale est la seule défense possible dans cette affaire», commente Craig Silverman, un ancien membre du parquet de Denver et désormais établi à son compte. «En le répétant en plein tribunal, les avocats de Holmes fournissent ce qui sera la base de leur défense.» «Ce n'est pas seulement pour que la cour l'entende, mais c'était aussi pour les personnes présentes dans la salle d'audience et pour les gens de la presse pour qu'ils le fassent savoir», ajoute-t-il.

Incident de séance

A un moment de l'audience, une femme assise dans la salle s'est levée pour dire qu'elle avait «des informations capitales pour la défense» de Holmes mais que les avocats de la défense ne voulaient pas lui parler. Le juge l'a fait sortir de la salle. Il a déclaré qu'il examinerait la requête des organisations de presse et qu'il rendrait sa décisions écrite ultérieurement.

Les avocats des 20 organisations, parmi lesquelles le New York Times, l'agence Associated Press, ou encore la chaîne de télévision CBS News, mais pas Thomson Reuters, ont présenté une motion écrite dans laquelle ils soulignent que la non divulgation des documents relatifs à l'affaire est néfaste à la transparence du système judiciaire et à la compréhension des tenants et aboutissants de l'affaire par le public. Tant le ministère public que les avocats de la défense sont opposés à cette divulgation. Ils estiment que ce serait prématuré, l'affaire étant en cours d'instruction.

Avec Reuters
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