ESPAGNE - Une bombe a explosé, tuant deux gardes civils, avant qu'une seconde ne soit neutralisée sous un véhicule militaire...
Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a attribué «au groupe terroriste ETA» l'attentat dans lequel ont péri deux gardes civils aux Baléares ce jeudi après-midi, dans une brève déclaration à la presse.
Plus tôt dans la journée, vers 13h50, une première bombe a explosé, tuant deux gardes civils et touchant un bâtiment de la Garde civile, à Calvia. Il y aurait plusieurs blessés. Puis une deuxième bombe a été découverte sous un véhicule militaire à Majorque et a été neutralisée.
Le combat contre ETA continue
«Carlos Saenz de Tejada Garcia et Diego Salva Lesaun ont été tués aujourd'hui par l'ETA. Je veux condamner cette nouvelle bassesse avec beaucoup de douleur et beaucoup de rage, mais aussi beaucoup de fermeté et de détermination», a déclaré José Luis Zapatero, citant le nom des deux victimes.
Il a souligné que cet «attentat criminel se produit à un moment où l'action décidée de la garde civile, de la police nationale, avec la collaboration des forces de sécurité françaises, frappe comme jamais le groupe terroriste», et que ce combat allait se poursuivre.
Explosion à 500 mètres de la plage
«Deux gardes civils qui se trouvaient dans un véhicule officiel ont été tués dans une explosion», a déclaré une porte-parole de la garde civile des Baléares. Selon les médias, c'est une bombe ventouse qui a été placée sous le véhicule des deux gardes civils. Elle a explosé à l'intérieur de la caserne de la localité de Palmanova, sur la commune de Calvia, selon une méthode couramment employée par l'organisation indépendantiste basque ETA pour ses attentats. La caserne se trouve dans une zone touristique, à 500 mètres de la plage, à quelques kilomètres du Palais de Marivent où la famille royale passe l’été, précise «El Pais».
Cette nouvelle explosion intervient au lendemain d'un attentat contre une autre caserne de la Garde civile espagnole, à Burgos, qui a fait 64 blessés.
La police fouille toutes les voitures
«Mon copain m'a appelé pour me dire qu'il ne savait pas quand il allait rentrer car il y a des embouteillages et toutes les voitures sont soumises à un contrôle», a expliqué Sandra, une Mexicaine qui vit à Palma, à 20minutes.fr. «Il m'a aussi dit que beaucoup de ses collègues étaient dans la même situation et qu'ils prenaient tous leur mal en patience. Lui se trouvait plus près de la déflagration. Il a entendu un boom, mais ne pensait pas que ça pouvait être une explosion», a-t-elle ajouté.
Aroa, Espagnole de Palma, témoigne: «J'ai mis deux heures à faire le chemin que je fais d'habitude en dix minutes. C'est impossible de circuler avec la police qui fouille les voitures», confie cette jeune maman à 20minutes.fr. «J'ai dû appeler la garderie pour leur dire que je serai en retard. Apparemment tous les parents étaient dans la même situation que moi», explique-t-elle.
Un attentat «barbare»
La Commission européenne a qualifié ce jeudi d'«attentat barbare» l'explosion. Elle exprime ses condoléances «à l'ensemble des forces de sécurité de l'Etat espagnol». Par ailleurs, la France a assuré son «soutien sans faille» à l'Espagne dans sa lutte contre le terrorisme, et condamné fermement l'attentat.
20minutes.fr (avec agence)
Anniversaire
Ce nouvel attentat coïncide avec le 50e anniversaire du groupe armé ETA. Ces deux décès portent à 828 le nombre de morts attribués à l'ETA par les autorités espagnoles depuis le début des attentats pour l'indépendance du Pays Basque.
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