Espagne: Plus de 60 blessés après une manifestation contre l'austérité

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Publié le 26 septembre 2012.

VIDEO - Vingt-six personnes ont été interpellées...

Des violents affrontements ont opposé manifestants et policiers mardi à Madrid lors d'un rassemblement contre les mesures d'austérité que doit annoncer jeudi le gouvernement de Mariano Rajoy dans le cadre du budget 2013.

Des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place Neptune dans le centre de Madrid pour former une chaîne humaine autour du Parlement, dont l'accès était bloqué par plus de 1.500 policiers. Ces derniers ont utilisé leurs matraques et des balles en caoutchouc, dans un premier temps contre ceux qui voulaient faire tomber des barrières et ensuite pour disperser la foule. Selon un bilan fourni par la police, 26 personnes ont été interpellées et au moins 60 autres ont été blessées dont 27 policiers.

«Je ne pourrai pas joindre les deux bouts»

Alors que les députés quittaient le parlement peu après 22h, dans des voitures officielles ou à pied, quelques centaines de personnes continuaient de manifester devant le bâtiment. La plupart s'est dispersée peu de temps après. Les participants à la manifestation, organisée via internet par différents groupes d'activistes, semblaient plus jeunes que dans les récents rassemblements qui ont eu lieu, à l'appel des syndicats institutionnels.

Les manifestants accusent l'Etat d'avoir réduit les aides sociales au profit d'un renflouement du secteur bancaire. «Mon salaire annuel a chuté de 8.000 euros et s'il continue à baisser je ne pourrai pas joindre les deux bouts», explique Luis Rodriguez, un pompier de 36 ans qui participaient à la manifestation. Il dit envisager de quitter l'Espagne. «J'ai dû renoncer à mon appartement», raconte Ondina, 30 ans, diplômée des Beaux-Arts est sans emploi. Elle fait état d'une allocation-chômage de 260 euros par mois.

Hausse de la TVA de 3 points

Le gouvernement de Mariano Rajoy doit présenter jeudi un budget 2013 toujours marqué par l'austérité, alors même que le pays ne réussira sans doute pas à atteindre ses objectifs de réduction du déficit budgétaire pour l'année en cours.

Le président du gouvernement a une marge de manoeuvre réduite après avoir déjà considérablement diminué les traitements des fonctionnaires, augmenté de trois points la TVA, à 21%, et réduit les dépenses en matière d'éducation et de santé. Selon des sources proches du gouvernement, Madrid étudie le gel des pensions de retraite ajustées sur l'inflation, qui représentent un quart des dépenses publiques.

C.C. avec agences
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