Egypte: le touriste singapourien enlevé par des Bédouins a été relâché

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Publié le 16 juin 2012.

LE CAIRE - Le touriste singapourien enlevé vendredi dans la péninsule égyptienne du Sinaï par des Bédouins réclamant la libération de l'un des leurs a été relâché au bout de quelques heures, a annoncé une source de sécurité.

"Il a été remis aux forces de sécurité", a-t-elle indiqué.

L'information a été confirmée par l'agence de presse officielle égyptienne Mena, selon laquelle la libération du Singapourien a eu lieu après "des efforts de la sécurité en coordination avec les chefs de tribus".

L'homme faisait partie d'un groupe d'une vingtaine de touristes qui visitait la péninsule. Il est le seul à avoir été enlevé par les Bédouins qui exigeaient que l'un de leurs proches, arrêté en possession de drogue, soit relâché, selon la source de sécurité.

Plusieurs étrangers ont été enlevés ces derniers mois dans le Sinaï, pendant des périodes allant de quelques heures à une journée, pour les mêmes raisons avant d'être tous libérés indemnes.

Fin mai, deux touristes américains avaient ainsi été enlevés près de la station balnéaire de Dahab, sur la mer Rouge, et détenus pendant un peu moins de 24 heures avant d'être remis sains et saufs aux forces de l'ordre.

Début mai, dix soldats fidjiens de la Force multinationale et Observateurs (FMO), chargée de surveiller la paix entre Israël et l'Egypte, avaient été détenus pendant environ une heure.

En mars, des Bédouins avaient déjà assiégé pendant plusieurs jours le camp de la FMO avant de lever le siège en donnant aux autorités un ultimatum pour libérer des membres de leur tribu, dont certains sont accusés de terrorisme.

Le Sinaï, où sont concentrées les stations balnéaires les plus lucratives d'Egypte, est peuplé en grande partie de Bédouins longtemps marginalisés sous le régime d'Hosni Moubarak. L'insécurité s'y est fortement accrue depuis la chute de ce dernier en février 2011.

La situation dans le Sinaï est rendue encore plus délicate par la faible présence de l'armée, aujourd'hui au pouvoir, en raison de la démilitarisation de ce secteur prévue par les accords de paix israélo-égyptiens de 1979.

Le gazoduc qui traverse le nord du Sinaï pour alimenter Israël et la Jordanie a ainsi été la cible de quatorze attentats en un an.

© 2012 AFP
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