Crash du vol EgyptAir: La traque des boîtes noires

RECHERCHES Quatre jours après le crash du vol Paris-Le Caire d'EgyptAir, les recherches se poursuivent en Méditerranée pour localiser les enregistreurs de vol...

20 Minutes avec AFP

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Un avion égyptien participe aux recherches du vol EgyptAir disparu, le 19 mai 2016.

Un avion égyptien participe aux recherches du vol EgyptAir disparu, le 19 mai 2016. — Uncredited/AP/SIPA

Les boîtes noires activement recherchées. L’Egypte a annoncé dimanche l’envoi d’un sous-marin en Méditerranée, et un navire français est attendu sur place ce lundi.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi est intervenu pour rappeler qu’à ce stade « toutes les hypothèses sont possibles » et qu’aucune n’est privilégiée.

Trouver les « boîtes noires »

Les navires et avions des armées égyptienne et française ont scruté dimanche la mer entre la Crête et la côte nord de l’Egypte, cherchant à localiser la carlingue de l’Airbus A320 et ses deux enregistreurs de vol, les « boîtes noires ». Un avion de surveillance maritime français a « détecté dimanche pas mal d’objets flottants, probablement liés à l’avion », a indiqué une porte-parole de la Marine française.

L’armée égyptienne avait repêché vendredi de premiers débris de l’appareil, un « membre humain » et des effets personnels des passagers. Un responsable du ministère de l’Aviation civile a toutefois affirmé qu’aucun corps n’avait été repêché.

Mais les « boîtes noires » n’ont pas encore été repérées. Le « ping » des balises des deux enregistreurs n’émettra que 4 à 5 semaines dans l’eau, avant épuisement des batteries.

Aucune revendication

Plus de trois jours après le drame du Paris-Le Caire, il n’y a eu aucune revendication.

Mais davantage que cela, c’est la révélation samedi que le système automatisé de l’appareil a émis, près de trois minutes durant, des alertes signalant de la fumée notamment à l’avant de l’appareil et des défaillances des systèmes électroniques gérant les commandes de vol, qui a réhabilité la thèse de l’incident technique.

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L’hypothèse de l’explosion d’une bombe, même si elle reste théoriquement valide, a perdu du terrain. Le 31 octobre dernier, la petite charge qui avait explosé à bord du charter russe avait provoqué la désintégration instantanée de l’appareil en raison de son altitude, à près de 11 km, à cause de la très brutale dépressurisation que la brèche dans le fuselage avait provoquée. Or l’Airbus d’EgyptAir volait jeudi sensiblement à la même altitude lorsque les radars ont perdu sa trace, quelques minutes après les alertes automatisées.

Le vol MS804 s’est abîmé en mer Méditerranée dans la nuit de mercredi à jeudi avec 66 personnes à bord après avoir soudainement disparu des écrans radar.