La station balnéaire d'Hurghada, située au bord de la mer rouge, est particulièrement prisée par les touristes.
La station balnéaire d'Hurghada, située au bord de la mer rouge, est particulièrement prisée par les touristes. - STR / AFP

Plusieurs hommes armés de couteaux ont tenté de pénétrer dans un hôtel de la station balnéaire de Hourghada sur la mer Rouge Trois touristes, deux Autrichiens et un Suédois, ont été blessés vendredi en Egypte lors de l'attaque. Un des assaillant a été tué par les policiers, l'autre grièvement blessé.

Des drapeaux de Daesh

Les trois touristes «souffrent de blessures à l'arme blanche, mais leur état est stable», a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de la Santé, Khaled Megahed. Ils n'ont été que «légèrement blessés», a précisé à l'AFP un responsable de la police, ajoutant qu'un second assaillant avait été «grièvement blessé» dans cette attaque qui a été selon lui «déjouée par les forces de sécurité».

Les médias locaux rapportent que la police a bouclé la zone et l’un des touristes visé aurait été transporté à l’hôpital signale la BBC. Selon un journaliste de la chaîne britannique, les tireurs arboreraient des drapeaux de Daesh avec eux. Selon l’AFP, l’un des hommes armés serait mort et un autre « grièvement blessé » dans cette attaque « déjouée par les forces de sécurité ».

Les assaillants armés de couteau ont tenté d'entrer dans l'hôtel Bella Vista en passant par le restaurant de l'établissement qui donne sur la rue, a précisé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Le poumon touristique de nouveau touché

L'attaque de Hourghada pourrait porter un nouveau coup au tourisme, un secteur qui fut durant des années un des piliers de l'économie égyptienne mais qui a pâti des récents attentats revendiqués par l'EI. Le 31 octobre, l'explosion d'un avion charter de touristes russes revenant de la station balnéaire de Charm el-Cheikh dans le Sinaï, un attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique, avait fait 224 morts.

Jusqu'à fin 2015, les stations balnéaires de la mer Rouge avaient été épargnées par l'instabilité qui mine l'Egypte depuis la révolte de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir, et représentaient les derniers bastions du tourisme égyptien.

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