Washington exhorte l'Egyptien Morsi à retirer des propos antisémites de 2010

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Publié le 15 janvier 2013.

La diplomatie américaine a vivement condamné mardi des propos anti-israéliens et antisémites tenus en 2010 par l'actuel chef de l'Etat égyptien Mohamed Morsi et a exhorté le président islamiste élu l'an dernier à retirer ces remarques.

«Le langage utilisé est profondément injurieux (...) Nous pensons que ces commentaires doivent être retirés et qu'ils doivent l'être de manière ferme», a déclaré la porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland.

La diplomate faisait référence à une vidéo rendue publique par l'Institut de recherche sur les médias au Moyen-Orient basé à Washington dans laquelle M. Morsi, alors président des Frères musulmans, qualifiait les Israéliens d'«occupants de la Palestine (...) de sangsues bellicistes et de descendants de cochons et de singes».

Dans cette interview en 2010, M. Morsi appelait à «toutes formes de résistance en Palestine contre les criminels sionistes».

«Nous voulons voir le président Morsi dire absolument clairement à son propre peuple et à la communauté internationale qu'il respecte les personnes de toutes les confessions et que ce type de rhétorique n'est ni acceptable, ni productif de la part d'un président dans une Egypte démocratique», a expliqué Mme Nuland, précisant que Washington avait fait part au Caire de sa «préoccupation».

La diplomate a toutefois ajouté que M. Morsi était certes jugé ce qu'il «disait», mais aussi sur ce qu'il «faisait».

«Depuis qu'il est président, le président Morsi a réaffirmé, encore et encore, l'engagement de l'Egypte à l'égard du traité de paix (de 1979 avec Israël), l'engagement à travailler avec nous et avec Israël sur des objectifs communs, y compris le cessez-le-feu à Gaza» scellé en novembre, selon Mme Nuland.

Washington marche sur des oeufs depuis des mois avec l'Egypte dirigée par le premier président civil élu, le président américain Barack Obama semblant privilégier sa relation avec son homologue.

Pour les Américains, le dilemme est de soutenir les aspirations démocratiques des Egyptiens sans fâcher l'un de ses principaux alliés régionaux qui est lié à Israël par le traité de paix de 1979.

© 2013 AFP
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