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La Tunisie en quête de sa démocratie

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Vue de l'immeuble de l'ancien régime tunisien, situé avenue Mohamed VI à Tunis. Symbole du pouvoir du RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique) de l'ancien président Ben Ali, le bâtiment a été saccagé par des manifestants pendant la révolution du printemps arabe. Il est encore aujourd'hui sous protection de l'armée.
Berceau du printemps arabe, la Tunisie est aujourd’hui empreinte de doutes démocratiques. Partagé entre son conservatisme et sa soif de liberté, le peuple tunisien redoute une radicalisation de la société avec, dans l’ombre, les mouvements salafistes.Réalisation: Vincent Wartner et Gaëlle LabartheSur les hauteurs du nord de Tunis, un jeune Tunisien contemple la ville. Aujourd'hui, la population de la Tunisie dépasse les 10.600.000 habitants. V. WARTNER / 20 MINUTES

Berceau du printemps arabe, la Tunisie est aujourd’hui empreinte de doutes démocratiques. Partagé entre son conservatisme et sa soif de liberté, le peuple tunisien redoute une radicalisation de la société avec, dans l’ombre, les mouvements salafistes.

Réalisation: Vincent Wartner et Gaëlle Labarthe

Sur les hauteurs du nord de Tunis, un jeune Tunisien contemple la ville. Aujourd'hui, la population de la Tunisie dépasse les 10.600.000 habitants.

Publié le 25 Septembre 2012
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  • Berceau du printemps arabe, la Tunisie est aujourd’hui empreinte de doutes démocratiques. Partagé entre son conservatisme et sa soif de liberté, le peuple tunisien redoute une radicalisation de la société avec, dans l’ombre, les mouvements salafistes.Réalisation: Vincent Wartner et Gaëlle LabartheSur les hauteurs du nord de Tunis, un jeune Tunisien contemple la ville. Aujourd'hui, la population de la Tunisie dépasse les 10.600.000 habitants.
  • Vue de l'immeuble de l'ancien régime tunisien, situé avenue Mohamed VI à Tunis. Symbole du pouvoir du RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique) de l'ancien président Ben Ali, le bâtiment a été saccagé par des manifestants pendant la révolution du printemps arabe. Il est encore aujourd'hui sous protection de l'armée.
  • Après vingt-trois ans d'une présidence autoritaire et policière, le président Ben Ali est chassé le 14 janvier 2011 par une révolution populaire. Refugié en Arabie Saoudite, il fait l'objet, avec son épouse LeÏla, d'un mandat d'arrêt international.
  • Lina Ben Mhenni, 29 ans, est une cyberdissidente et blogueuse tunisienne. Elle est également professeure d'anglais à l'université de Tunis. Depuis 2007, elle publie régulièrement des billets sur son blog «A Tunisian Girl». Très active pendant le printemps arabe, la blogueuse est devenue mondialement connue. En 2011, elle figure sur la «short-list» des possibles lauréats pour le prix Nobel de la paix. Aujourd'hui, et malgré les fortes pressions policières, elle continue son action militante en critiquant le parti du pouvoir en  place, Ennahdha.
  • Des jeunes Tunisiens jouent au foot sur la place de l'hôtel de ville de Tunis, inauguré en 1998 par l'ancien président Ben Ali, place de la Kasbah, près du siège du nouveau gouvernement tunisien.
  • Hamadi Redissi est professeur de sciences politiques et l'un des penseurs critiques de la modernité dans le monde arabe. Il présente le dernier ouvrage auquel il a participé La transition démocratique en Tunisie, Etat des lieux. Il pose ici dans la librairie Art-Libris, située dans le quartier le Kram à Tunis.
  • Un musulman salafiste à proximité du quartier El Khadra dans le nord de Tunis. Ce mouvement religieux se compose de trois groupes distincts: les salafistes dits «classiques», les salafistes «chercheurs» et les salafistes «djihadistes» dont le plus radical est le mouvement Ansar al-charia. Son leader, Abou Iyadh, est toujours recherché par la police tunisienne.
  • Mohamed Nejib Gharbi, membre du bureau exécutif, directeur du bureau d'information et communication du parti politique tunisien Ennahdha. Le parti politique était interdit sous l'ancien régime. Il a été légalisé le 1er mars 2011 par le gouvernement d'union nationale instauré après la fuite du président Ben Ali. Ayant obtenu 89 députés au sein de l'assemblée constituante de 2011, il devient la première force politique du pays.
  • La Tunisie n'a pas été épargnée par l'embrasement des pays musulmans du à la diffusion du film L'innocence des musulmans.  Le 14 septembre, l'école américaine de Tunis, dans le quartier de El Aouina, a été en partie détruite et pillée par un groupe de manifestants issus du mouvement salafiste ainsi que par des jeunes des quartiers populaires locaux.  Le matériel informatique emporté par les pilleurs était revendu directement dans le quartier. La police n'en a retrouvé qu'une partie. L'attaque n'a pas fait de blessés mais les dégâts sont estimes à 1.000.000 de dinars tunisiens, soit près de 500.000 euros.
  • Le 18 septembre, des messages hostiles aux intérêts français venant de groupes salafistes sont apparus sur les réseaux sociaux. Les groupes djihadistes réagissaient à la publication de caricatures de Mahomet dans le journal satirique Charlie Hebdo.  L'ambassade de France a ordonné la fermeture des établissements scolaires français dans 20 pays sensibles, comme ici au lycée français Gustave Flaubert, dans le quartier de la Marsa à Tunis. Les établissements scolaires sont restés fermés du 19 au 24 septembre.
  • Le 14 septembre, des centaines de manifestants, appartenant pour la plupart à la mouvance salafiste, s'en sont pris violemment à l'ambassade des Etats-Unis à Tunis. Ils entendaient protester contre le film L'innocence des musulmans jugé blasphématoire. L'attaque a fait 4 morts et 46 blessés. Depuis, l'ambassade est protegée par l'armée tunisienne.
  • Plus d'un an et demi après la révolution de jasmin en Tunisie, la fréquentation touristique est de nouveau en chute libre. Malgré les violences et les tensions de ces derniers jours, un groupe de Russes visitait la cathédrale Saint-Vincent-de-Paul de Tunis, un fait devenu aujourd'hui exceptionnel.
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