Un tank irakien se dirige vers la ligne de front de Mossoul en janvier 2017.
Un tank irakien se dirige vers la ligne de front de Mossoul en janvier 2017. - Dimitar DILKOFF / AFP
  • L’Etat Islamique ne contrôle plus que « 10,5 % » de l’ouest de la grande ville du nord de l’Irak.
  • L’avancée des forces irakiennes est difficile car Daesh se trouve dans les rues étroites de la vieille ville.
  • De nombreux civils meurent sous les bombes de l’armée irakienne et la coalition internationale.

La ville irakienne semble en passe d’être reconquise par les forces irakiennes. Les soldats ont repris près de 90 % de Mossoul-Ouest au groupe Etat islamique (EI), sur le point de connaître une défaite totale dans la deuxième ville du pays, ont affirmé des responsables.

Daesh ne contrôle plus que « 10,5 % » de l’ouest de la grande ville du nord de l’Irak, a indiqué à Bagdad le général Yahya Rassoul, porte-parole du commandement des opérations conjointes des forces irakiennes. Appuyées par une coalition internationale antidjihadiste conduite par Washington, les forces irakiennes ont lancé mi-octobre une vaste offensive pour chasser les djihadistes de l’EI de leur fief irakien.

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Les autorités ont précisé que les djihadistes ne contrôlaient plus qu’une poignée de quartiers dans la vieille ville, où les rues étroites rendent difficiles l’avancée des forces irakiennes, contraintes d’évoluer à pied plutôt qu’à bord de véhicules comme elles l’ont fait ailleurs. L’opération des forces irakiennes à Mossoul a été accompagnée par des frappes aériennes de la coalition dans et autour de la ville. Celles-ci ont permis la destruction de « plus de 300 véhicules piégés » selon le colonel Dorrian. « Nos frappes ont également détruit plus de 200 tunnels de Daech » et « plus de 1.000 » de leurs positions militaires, a-t-il ajouté.

Des civils au milieu des combats

La présence d’une importante population de civils dans la vieille ville, qui ont choisi d’y rester ou qui ont été empêchés par l’EI de la quitter, complique également l’assaut final pour reprendre la totalité de la ville. Si les frappes aériennes de la coalition ont aidé les forces irakiennes à avancer face aux djihadistes, elles ont aussi fait des victimes civiles qui se compteraient par centaines. Le Pentagone a récemment annoncé que les frappes de la coalition avaient tué 352 civils par erreur depuis 2014 en Irak et en Syrie voisine, où la guerre fait rage. Mais leur nombre serait plus élevé selon des groupes de défense des droits de l’Homme. Selon des témoignages, des habitants commencent également à souffrir de la faim en raison des combats.

Mossoul est le dernier grand bastion urbain de Daesh en Irak mais sa chute ne marquera pas la fin de la guerre contre les djihadistes car l’EI contrôle encore des territoires dans les provinces de Ninive (nord), dont Mossoul est la capitale, Kirkouk (nord-est) et Al-Anbar (ouest).

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