«Les émissions de la Chine ne continueront plus à progresser au-delà de 2050», a déclaré Su Wei, directeur du département du développement et de la commission des réformes en matière de changement climatique, dans le journal Financial Times de samedi.
«La Chine ne laissera pas ses émissions progresser sans limites et n'insistera pas sur le fait que toutes les nations doivent avoir le même quota d'émission par habitant. Si nous faisions cela, cela détruirait la terre», a-t-il ajouté, selon le journal.
La Chine, en tant que pays en développement, ne s'était pas vu fixer d'objectifs contraignants par le protocole de Kyoto, qui s'achève en 2012 et dont le sommet de Copenhague en décembre doit décider le prolongement. Elle a cependant déterminé ses propres buts en matière d'efficacité énergétique et de réduction d'émissions.
Début août, Pékin avait de nouveau appelé les pays développés à faire plus pour combattre le changement climatique à quatre mois de la conférence internationale de Copenhague.
En décembre, à l'occasion de cette conférence qui doit adopter un nouveau traité de lutte contre le réchauffement, la Chine et d'autres pays en développement demanderont aux pays les plus riches de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici 2020 par rapport à 1990, a déclaré début août Yu Qingtai, le négociateur en chef chinois sur le dossier.