CHINE - Le ministère des Affaires étrangères a assuré lundi ne pas avoir connaissance d'une «quelconque décision officielle»...
Le ministère des Affaires étrangères a assuré lundi ne pas avoir connaissance d'une «quelconque décision officielle» de la ville de Pékin de geler les investissements français. Le quotidien économique «
Les Echos» avait pourtant révélé cette information dans on édition de lundi.
D'après le journal, la ville de Pékin aurait décidé de geler pour quelques mois toute implantation d'entreprise française sur son territoire. «Les Echos» l'interpète comme un signe du mécontentement persistant de la Chine vis-à-vis de la France à propos du Tibet.
Kouchner pas au courant
Le journal note qu'aucune autorité chinoise n'a fait de déclaration officielle, mais ajoute que «les cabinets d'avocats occidentaux sont catégoriques» pour dire que «depuis quelques jours, tous les dossiers présentés par des entreprises françaises, si complets soient-ils, se voient opposer une fin de non-recevoir».
Bernard Kouchner, interrogé sur ce sujet, a déclaré «ne pas avoir connaissance d’une quelconque décision officielle des autorités chinoises, ou de la seule ville de Pékin, de suspendre l’enregistrement de nouveaux investissements étrangers ou français». «Nous suivons évidemment avec attention l’évolution de la situation, en particulier par l'intermédiaire de notre ambassade à Pékin», a toutefois indiqué le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, Frédéric Desagneaux.
Multiples tensions
La question tibétaine a provoqué ces derniers mois de multiples tensions entre la France et Pékin, à la suite notamment
des manifestations lors du passage de la flamme olympique à Paris. Pékin a également protesté contre le fait que la ville de Paris, dirigée par le maire socialiste Bertrand Delanoë, ait décerné le titre de citoyen d'honneur au dalaï lama, et a mis en garde contre une rencontre entre le président Nicolas Sarkozy et le chef spirituel tibétain, attendu à Paris en août.
Ces tensions avaient entraîné
un boycott temporaire des magasins Carrefour en Chine, et une mise à l'index de la destination France par les voyagistes de Pékin pendant quelques semaines.
V.G. (avec agence)