Enlèvement du père Georges Vandenbeusch: Une enquête ouverte à Paris pour «enlèvement en relation avec une entreprise terroriste»

5 contributions
Publié le 14 novembre 2013.

ENLÈVEMENT - Il a été enlevé par 15 hommes, dans la nuit de mercredi à jeudi, alors qu'il se trouvait dans une zone à risques au nord du Cameroun...

Le père Georges Vandenbeusch, enlevé dans l'extrême-nord du Cameroun, a été capturé par une quinzaine personnes venues «sans voiture» en plein milieu de la nuit de mercredi à jeudi, a déclaré ce jeudi l'évêque de Nanterre.

>>Pour lire son reportage à Sceaux, où il a officié pendant neuf ans, c'est par ici

«Les ravisseurs, qui étaient une quinzaine, sont arrivés sans voiture dans la nuit. Ils sont d'abord allés dans la maison des soeurs pour trouver de l'argent, il n'y en avait pas, et le Père George a eu le temps de prévenir l'ambassade», a déclaré Mgr Gérard Daucourt, évêque de Nanterre, au cours d'une conférence de presse à l'évêché.

Les agresseurs ont d'abord fouillé la maison adjacente des religieuses où ils ont essayé de forcer un coffre-fort. Ce répit a permis au prêtre d'appeler au téléphone l'attaché militaire de l'ambassade de France à Yaoundé avec lequel il était fréquemment en contact. Deux prêtres du diocèse de Maroua, dont dépend la paroisse de Nguetchwe (à environ 700 kilomètres au nord-est de Yaoundé) se sont rendus sur place vers quatre heures du matin.

Une valise contenant un chéquier au nom du Père Georges a été retrouvée un peu plus tard sur la route menant à la frontière nigériane.

Risques à rester dans cette zone

«Je veux rester au service des gens. Je sais que c'est difficile mais c'est difficile pour moi aussi», confiait il y a quelques jours de cela le Père Georges à l'évêque du diocèse de Maroua, qui était venu le mettre une nouvelle fois en garde contre les risques à rester dans la zone. Le Père Georges officiait depuis 2011 dans cette paroisse camerounaise dans le cadre d'un échange de prêtres entre diocèses.

De son côté, le gouvernement camerounais a dit craindre que le prêtre français enlevé dans le nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria, ne se trouve déjà «hors de (son) territoire», a déclaré jeudi à l'AFP son porte-parole, Issa Tchiroma Bakary.

«Nous craignons qu'ils (les ravisseurs et leur otage) ne soient déjà hors de notre territoire», a déclaré Issa Tchiroma Bakary, sans mentionner le pays où se trouverait le père Georges Vandenbeusch, enlevé dans la nuit de mercredi à jeudi. Issa Tchiroma Bakary a indiqué que l'enlèvement semblait «porter la signature» du groupe islamiste armé nigérian Boko Haram.

Dans la soirée, le parquet de Paris a indiqué avoir ouvert une enquête en flagrance pour enlèvement et séquestration en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste, a précisé une source judiciaire. Il s'agit d'une démarche classique pour ce type de faits lorsqu'ils touchent des Français à l'étranger.

Avec AFP
publicité
publicité
publicité

publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr