Otages au Cameroun: Une rançon de 7 millions de dollars versée pour libérer la famille Moulin-Fournier

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Publié le 26 avril 2013.

MONDE - Et 16 islamistes auraient été libérés, affirme I-Télé...

Une rançon de 7 millions de dollars (environ 5,4 millions d'euros) aurait été versée pour obtenir vendredi dernier la libération de la famille Moulin-Fournier, retenue par les islamistes de Boko Haram dans une zone frontalière du Cameroun et du Nigeria, affirme I-Télé. Seize islamistes appartenant au mouvement ont également été libérés.

D’après la chaîne de télévision, les sept membres de la famille, dont quatre enfants, ont d’abord été enlevés par des coupeurs de route au Cameroun le 19 février dernier. Ces premiers ravisseurs étaient favorables à une libération rapide mais ont ensuite décidé de «rétrocéder» la famille à la secte islamiste Boko Haram. Là, une cellule de négociation composée de notables locaux et liée à la présidence du Cameroun s’est mise en place pour négocier.

Une somme remboursée par GDF/Suez?

Assez vite, rapporte iTélé, un accord se dessine autour de la libération de 14 membres de Boko Haram emprisonnés au Cameroun. Mais les ravisseurs se ravisent et réclament de l’argent et la libération de deux membres plus importants de leur mouvement. Ce qui a été accepté et a abouti à la libération de la famille Moulin-Fournier, deux mois jour pour jour après son enlèvement.

Un heureux dénouement qui pose question car François Hollande avait réaffirmé la semaine dernière la doctrine de la France: aucune rançon n’a été versée ni par l’Etat, ni par GDF/Suez, l’employeur du père de famille. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault l'a répété ce vendredi: «On dit toujours ça après une libération. L'important, c'est qu'ils aient été libérés. Bien entendu, on dément.»

L'Elysée a également affirmé vendredi que la libération des otages n'était pas «une action de force» mais le fruit de «contacts multiples que nous avons pu établir» avec le concours des autorités nigérianes et camerounaises, ces dernières ayant noué en particulier des «contacts locaux». Contacté par la chaîne de télévision, GDF/Suez a simplement dit «ni infirmer, ni confirmer» cette information. La somme de 7 millions de dollars aurait pu être versée par le Cameroun, et remboursée ensuite par le groupe français.

M.P. avec C.C.
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