Otages enlevés au Cameroun: Chronologie du «cafouillage» autour de l’annonce de leur libération

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Publié le 21 février 2013.

DIPLOMATIE - Après l'annonce de la libération des sept otages enlevés ce mardi, une série de ratages se sont succédé. Le ministre Kader Arif se retrouve jeudi soir sous le feu des critiques...

Mardi soir - On apprend qu’une famille de sept français est prise en otage au nord du Cameroun.

Une famille de sept Français, dont quatre enfants, qui vit au Cameroun a été kidnappée mardi matin dans le nord du pays. On soupçonne leurs ravisseurs de les avoir emmenés au Nigéria.

Jeudi - 9h34-Une dépêche AFP annonce la libération des otages

«Les otages français enlevés au Cameroun libérés (source militaire camerounaise)», annonce l’agence. Quatre minutes plus tard, l’AFP précise: «La famille de sept otages français enlevée mardi dans le nord du Cameroun a été retrouvée par les autorités nigérianes dans la localité de Dikwa, dans le nord du Nigeria», toujours «de source militaire camerounaise». «Les otages sont sains et saufs et sont aux mains des autorités nigérianes (…). Ils ont été retrouvés abandonnés dans une maison dans la localité de Dikwa», à une centaine de kilomètres de la frontière avec le Niger, poursuit l’AFP. 

L’information est aussitôt reprise sur les sites d’information, les radio et les chaines d’actualité en continu.

10h11- Kader Arif, ministre des Anciens combattant, interrompt la séance de l’Assemblée Nationale pour annoncer la libération

Cette intervention est considérée un temps comme une confirmation officielle. Mais le ministre se rétracte quelques minutes plus tard, après avoir consulté son téléphone, expliquant qu’il ne faisait que citer la presse. «C'était une information parue par voie de presse. Il n'y a pas pour le moment de confirmation officielle à ce stade de la libération», corrige-t-il.


Imbroglio autour de la libération des otages... par LCP

10h15 - Le député UMP des Français de l’étranger affirme avoir eu une confirmation indirecte

Alain Marsaud, député UMP des Français de l'étranger, dit avoir obtenu une confirmation indirecte de l'information par des sources au Cameroun. «Les autorités camerounaises, en l'espèce le ministre de l'Intérieur, ont confirmé à mon correspondant sur place au Cameroun que nos otages étaient libérés», affirme-t-il.

10h43 - Le ministre camerounais de la Communication qualifie l’annonce de libération de «folle rumeur»

 «C’est une folle rumeur. Si d’aventure ce qui s’est dit à travers cette rumeur était une vérité, le gouvernement camerounais aurait déjà porté l’information à la France», déclare le ministre camerounais de la communication Issa Tchiroma Bakary. «Nous ne savons pas d’où ça vient» a-t-il commenté.

Un peu plus tard, l'armée nigériane démentit à son tour. «Ce n'est pas vrai», déclare le porte-parole d'une unité spéciale de l'Etat de Borno, au Nigeria, où les otages auraient été découverts.

11h39 - Le Quai d’Orsay publie un communiqué dans lequel il refuse de confirmer

13h20 - Le  porte-parole du Quai d’Orsay déclare que ces informations n’ont «aucun fondement»

«Après vérification de nos ambassades, cette information apparaît sans fondement», explique Didier Le Bret. «Les gouvernements des pays concernés, principalement le Nigéria et le Cameroun, ont également démenti. Dès le début de la matinée, dès que la rumeur a commencé à circuler, le Quai d'Orsay, à travers le centre de crise, a bien évidemment informé enpremier les familles que cette information n'était pas recoupée et qu'il fallait la prendre avec la plus grande prudence», ajoute-t-il.

15h30 - Hervé Morin et Christian Jacob dénoncent le «cafouillage» de Kader Arif

https://mail.google.com/mail/ca/u/0/images/cleardot.gifL'ex-ministre de la Défense Hervé Morin (UDI) et le patron des députés UMP Christian Jacob critiquent vivement le ministre délégué aux Anciens combattants Kader Arif. Hervé Morin estime qu'«il n'est absolument pas dans le rôle d'un ministre délégué aux Anciens combattants de faire une annonce comme celle-ci», et que le ministre « veut se la jouer».  De son côté, le chef de file des députés UMP Christian Jacob critique un «cafouillage» et une «erreur grave».

15h50 - Bloomberg, puis Reuters annoncent que l’armée nigériane encercle les ravisseurs

D’après les agences, les forces de sécurité nigérianes ont encerclé dans l'Etat de Borno les ravisseurs des ressortissants français et s’emploient à obtenir leur libération. Les otages et leurs ravisseurs auraient été localisés entre les localités de Dikwa et de Ngala, dans l'extrême nord-est du Nigeria.

18h16- François Hollande déclare que les otages sont «sans doute détenus en deux groupes»

«Les otages enlevés au Cameroun sont sans doute détenus en deux groupes», a déclaré François Hollande en marge d'un discours à la Sorbonne, ajoutant que «nous sommes en pleine coopération avec les autorités du Nigéria et du Cameroun pour localiser l'endroit où seraient retenus les otages français».

 

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Aurélie Delmas
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