Israël assure ne pas emprisonner des suspects dans le secret

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Publié le 16 février 2013.

Un vice-Premier ministre israélien a assuré samedi que l'Etat hébreu n'emprisonnait pas des suspects dans le secret, dans un premier commentaire officiel sur la mort d'un Israélo-Australien incarcéré en Israël. «Nous ne sommes pas un pays qui agit dans la pénombre», a assuré Moshé Yaalon, vice-Premier ministre, à la télévision ce samedi soir.

«Quand dans une extrême mesure nous devons isoler un prisonnier ou même l'incarcérer sous une fausse identité, cela se fait sous supervision légale, en informant les autorités, sous la supervision des parlementaires et en informant sa famille», a-t-il ajouté.

«Il y a des situations extrêmes dans lesquelles de telles mesures extrêmes doivent être prises»

Mercredi, Israël a confirmé avoir détenu un Australien sous une fausse identité, après des informations parues dans la presse australienne sur la mort en décembre 2010 du «Prisonnier X», présenté comme Ben Zygier, un juif australien de 34 ans recruté par le Mossad (renseignement extérieur israélien).

Le ministère de la Justice a assuré que le détenu avait eu droit à un avocat et que sa famille avait été informée de son arrestation. L'enquête sur son décès dans une prison secrète près de Tel-Aviv a conclu à un suicide. Moshé Yaalon n'a pas confirmé l'identité du détenu ni fourni d'indication sur ce qui lui avait été reproché.

«Il y a des situations extrêmes - et nous sommes un pays spécial pour ce qui concerne la sécurité -, dans lesquelles pour des raisons de sécurité, parfois dans des situations où des vies sont en jeu, de telles mesures extrêmes doivent être prises», a-t-il insisté. «Il faut partir du principe que si nous en sommes arrivés là, c'est qu'il y a eu un incident qui a rendu nécessaires les mesures prises» par le Mossad, a-t-il ajouté.

Samedi, le quotidien The Australian, citant une source israélienne, a assuré que les services de renseignement australiens étaient au courant de l'affaire et qu'ils avaient interrogé le «Prisonnier X», qu'ils soupçonnaient d'espionnage au profit d'Israël.

© 2013 AFP
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