Hollande et Merkel célèbrent à Reims cinquante ans d'amitié franco-allemande

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Publié le 29 janvier 2014.

MONDE - Dans la cathédrale de cette ville où le 8 juillet 1962 le général de Gaulle et le chancelier chrétien-démocrate Konrad Adenauer avait scellé la réconciliation entre les deux pays...

Ce moment hautement symbolique doit être «l'occasion de réaffirmer la force de l'amitié franco-allemande et de commémorer un événement qui a marqué la mémoire collective de nos deux peuples et de l'Europe», a affirmé l'Elysée.

Apisement après des turbulences

Assombrie par la découverte samedi de la profanation de 40 tombes de soldats allemands de 14-18 dans un cimetière militaire des Ardennes, la rencontre survient surtout après les turbulences du sommet européen de Bruxelles des 28 et 29 juin. François Hollande y a démontré sa volonté de sortir du traditionnel tête-à-tête franco-allemand, en appuyant les revendications de l'Italie et de l'Espagne face à la chancelière Angela Merkel. Samedi, le président français a confirmé cette option en affirmant, dans un entretien au quotidien champenois L'Union, que la relation franco-allemande ne devait pas être «un directoire» retirant tout pouvoir de décision aux autres partenaires européens.

François Hollande et MAngela Merkel doivent prendre la parole vers midi sur le parvis de la cathédrale de Reims après avoir inauguré au palais du Tau, qui la jouxte, une exposition sur «Les bâtisseurs de l'amitié franco-allemande», proposée par la Fondation Charles de Gaulle.

Occupée par les Prussiens en 1870, dévastée par les bombardements de 14-18, lieu de reddition des nazis en 1945, la ville avait été choisie par le général de Gaulle pour sceller la réconciliation franco-allemande, en y accueillant, le 8 juillet 1962, le premier chancelier fédéral de l'après-guerre Konrad Adenauer. Il y a 50 ans, les deux hommes d'Etat «ont osé prendre un nouveau départ, un nouveau départ extraordinaire qui a conduit au niveau international à l'une des amitiés les plus importantes, l'amitité franco-allemande», a dit samedi Angela Merkel dans son message vidéo hebdomadaire sur son site internet.

Compréhension et amitié

François Hollande et Angela Merkel sont attendus vers 11h15 sur le parvis de la cathédrale où ils seront reçus par l'archevêque, Monseigneur Thierry Jordan. Ils dévoileront une plaque commémorative de cet événement rédigée en allemand, la plaque de 1962 étant libellée en français. Après la visite de l'exposition commémorative au palais du Tau et les discours sur la place de la cathédrale, les deux dirigeants déjeuneront ensemble.

Cette journée initie une série de manifestations organisées pour les 50 ans de la signature du traité de l'Elysée, le 22 janvier 1963, entre le général de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer. Un texte qui fixait les objectifs d'une coopération bilatérale et marquait la réconciliation entre la France et l'Allemagne après la Seconde Guerre mondiale.

«Entre la France et ce peuple allemand, nous voulons qu'il n'y ait désormais, demain, que de la compréhension et de l'amitié», avait déclaré De Gaulle en juin 1962 à Pontarlier (Doubs) en annonçant la visite officielle d'Adenauer en France, quatre ans après leur première rencontre privée dans la maison du général à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne). Le dimanche 8 juillet 1962, les deux hommes d'Etat se retrouvaient à Mourmelon (Marne) où pour la première fois des troupes françaises et allemandes défilèrent ensemble, avant de se rendre dans la même voiture à la cathédrale de Reims où l'archevêque François Marty célébra la «messe pour la paix».

M.B. avec AFP
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