«Il existe des présomptions concrètes d'homicide involontaire», a déclaré un porte-parole de la police de Waiblingen, qui mène l'enquête sur cette tuerie.
15 armes sous clé, sauf le Beretta
Les enquêteurs pensent que Tim Kretschmer s'est procuré l'arme du crime, un pistolet Beretta 9 mm, dans la chambre de ses parents. Son père possédait légalement 15 armes, toutes sous clé, à l'exception du pistolet Beretta. Or les détenteurs d'armes sont tenus de les garder sous clé.
S'il s'avère que l'adolescent souffrait de troubles psychologiques, le père pourrait être mis en examen pour homicide involontaire. Il risquerait alors jusqu'à cinq ans de prison. «Il y a des indications selon lesquelles les parents étaient au courant des problèmes de santé de leur fils», a indiqué la police.
L'ado a consulté plusieurs fois des médecins pour dépression
Tim Kretschmer avait fait état à la mi-décembre 2008 «de problèmes de santé de type dépressifs» dans un formulaire qu'il a rempli avant incorporation au service militaire.
L'adolescent, selon la police, avait plusieurs fois consulté en clinique l'an dernier pour «dépression», et les médecins lui avaient recommandé de suivre un traitement.
Dans le même temps, l'adolescent, aux côtés de son père, est allé plusieurs fois s'entraîner dans un club de tir et aurait eu connaissance de la combinaison à huit chiffres de l'armoire blindée où son père entreposait, à la maison, ses armes et munitions.