Algérie : Une prise d’otage de ressortissants étrangers par un groupe proche d’Al-Qaida aurait fait un mort

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Publié le 16 janvier 2013.

MONDE - Des otages ont été enlevés dans une raffinerie, près d'In Amenas, a précédemment annoncé l'agence Reuters...

Un groupe terroriste a attaqué ce mercredi un site de production gazière à In Amenas dans le sud-est de l'Algérie, près de la frontière lybienne, et pris en otage plusieurs étrangers. 

L'attaque et la prise d'otages ont été revendiquées auprès de l'AFP par des combattants d'Al-Qaida au nord du Mali. Les assaillant détiendraient 41 otages dans la base de vie d'employés de Sonatrach-BP-Statoil qu'ils ont investi après l'attaque d'un bus vers 4h ce mercredi matin, selon le quotidien algérien Al-Watan. «Un ressortissant étranger est décédé» lors de l'attaque contre un bus qui quittait la base de vie pour se rendre sur les installations pétrolières, selon le ministère algérien de l'Intérieur. Elle a été «repoussée par des unités d'escorte, alors que six personnes (deux étrangers, deux gendarmes et deux agents de sécurité) ont été blessées», indique un communiqué du ministère, cité par l'agence APS, sans préciser les nationalités impliquées.

Le groupe s'est ensuite «dirigé vers la base vie dont il a investi une partie et y a pris en otage un nombre indéterminé de travailleurs, dont des étrangers», a-t-il ajouté. Le ministère n'a pas précisé qui était le groupe terroriste mais a précisé qu'il était fortement armé. Après la première phase de l'attaque, «le bus et les personnes blessées sont arrivées à In Amenas et ont été prises en charge par les autorités locales», selon le ministère.

L'armée et les services de sécurité sont sur les lieux, encerclant le groupe terroriste et les otages, à l'intérieur de la base de vie. Les assaillants menacent de représailles en cas d'assaut.

Confusion autour du bilan

Bien que de nombreuses informations contradictoires circulent concernant la nationalité et le nombre des otages, l'agence Reuters annonce au moins sept étrangers enlevés et un Français tué. L'agence de presse algérienne, APS, a indiqué de son côté que l'attaque avait fait deux morts et quatre blessés, dont deux étrangers, l'AFP anonce un étranger tué deux blessé et des otages, quant à Al-Watan, il évoque«41 ressortissants étrangers dont 7 américains, 2 français, des britanniques et des japonais».

Selon le journal local, citant l'agence algérienne APS,deux personnes ont été tuées et six blessées, dont deux étrangers, lors d'une attaque «terroriste». «Deux britanniques dont le chef de sécutité du camps et un gendarme ont par ailleurs trouvé la mort lors de la riposte contre l’intrusion de ce groupe armé dans la base vie de l’association Sonatrach-BP-Stato» précise le journal, selon des témoins oculaires.

Un Irlandais figure parmi les étrangers enlevés, a annoncé à Dublin le gouvernement irlandais. Selon l'AFP, il semblerait également qu'un Norvégien fasse partie des otages. Son épouse auait contacté le journal norvégien Bergens Tidende, déclarant que son mari a été pris en otage.

Groupe lié à Al-Qaida

Parmi les otages, cinq Japonais travaillent pour la société d'ingénierie JGC Corporation, dit-on de source diplomatique. Cette entreprise a un accord avec le consortium Sonatrach-BP-Statoil Association pour la production de gaz à In Amenas. Une source chez JGC a confirmé que cinq Japonais avaient été enlevés en Algérie, rapporte l'agence de presse Jiji. A Tokyo, le ministère japonais des Affaires étrangères dit être à la recherche d'informations mais ne fait pas de commentaire.

Un groupe se réclamant d'Al Qaïda, la katiba des Moulathamine, a revendiqué l'enlèvement de cinq Japonais et un Français, rapporte l'agence de presse mauritanienne Ani. La katiba des Moulathamine est dirigée par Mokhtar Belmokhtar, chef islamiste actif depuis des années dans le Sahara qui a fondé la milice l'an dernier, vraisemblablement après des dissensions avec d'autres dirigeants. À Paris, la cellule de crise du ministère des Affaires étrangères a été activée, dit-on de source gouvernementale française. Selon l'AFP les preneurs d'otages sur le site de BP sont venus du Mali. 

BP confirme un «incident de sécurité»

La compagnie pétrolière BP a confirmé qu'un «incident de sécurité» s'était produit sur son gisement gazier d'In Amenas mais n'a pas fourni d'information supplémentaire. BP ajoute que les autorités britanniques ont été informées de l'incident et ne dit pas si les étrangers ont été emmenés du site.

L'Algérie a autorisé la France à utiliser son espace aérien pour son intervention militaire au Mali contre les rebelles islamistes entamée vendredi dernier. Huit otages français sont déjà détenus au Sahel. Les menaces proférées par les groupes islamistes qui contrôlent le nord du Mali ont plongé leurs familles dans l'angoisse. François Hollande a déclaré mardi qu'il était «encore temps» pour les ravisseurs de «rendre à leurs familles» les otages.

Contacté par 20 Minutes, le Quai d'Orsay a indiqué «vérifier l'information» et n'a pas souhaité faire de commentaire pour l'instant. L'Algérie partage également, au sud, une longue frontière avec le Mali, où l'armée française intervient depuis samedi.

 

A.D et E.O. avec agences
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