Les journalistes français enlevés en Afghanistan sont «à priori» vivants

47 contributions
Publié le 1 janvier 2010.

AFGHANISTAN - C'est la cellule de crise qui le dit...

DERNIERE INFO: Les deux journalistes français enlevés mercredi, avec trois accompagnateurs afghans, au nord-est de Kaboul sont «à priori vivants, en bonne santé et bien traités», a affirmé à l'AFP une source proche de la cellule de crise à Kaboul.

Aucun message des ravisseurs n'avait été diffusé vendredi concernant les deux journalistes de télévision français et de leurs trois accompagnateurs afghans enlevés deux jours plus tôt en Afghanistan alors qu'ils faisaient un reportage à 60 km au nord-est de Kaboul.
 
La veille au soir, le ministère français des Affaires étrangères a confirmé être «sans nouvelles depuis mercredi de deux journalistes français et de leurs accompagnateurs afghans en reportage en Afghanistan».
 
Les deux journalistes travaillant pour le magazine Pièces à conviction de la chaîne publique française France 3 étaient partis mercredi matin de Kaboul pour filmer la route entre les villages de Tagab et Nijrab, qui reste dangereuse en dépit de la présence de bases militaires françaises proches.
 
«Des talibans qui leur ont tendu un guet-apens»
 
Les deux Français, accompagnés de leur traducteur afghan et le frère et le cousin du traducteur, auraient dû rentrer dans l'après-midi dans la capitale afghane, selon une journaliste de la chaîne présente à Kaboul.
 
Mais les cinq hommes «ont été enlevés sur la route entre Surobi et Tagab», dans la province de Kapisa, a indiqué la journaliste française sous couvert de l'anonymat.
 
Selon elle, ils ont été enlevés par «des talibans qui leur ont tendu un guet-apens» dans le village d'Omarkheyl, un village situé à une dizaine de km au sud de Tagab où se trouve la base militaire française la plus proche.
 
Depuis plusieurs semaines en Afghanistan
 
Les deux Français avaient pris soin d'acheter des habits afghans à Kaboul pour être plus discrets dans leur déplacement.
 
Arrivés début décembre en Afghanistan, ils avaient passé plusieurs semaines avec les troupes françaises déployés en Kapisa, où ils étaient revenus mercredi par leurs propres moyens pour tourner des séquences supplémentaires.
 
L'équipe de journalistes s'est rendue dans le village de Surobi (ou Saroubi) pour rencontrer un contact qui devait leur permettre d'aller sur la route de Tagab.
 
Trahis par un contact
 
Mais selon la journaliste française, «ce contact a prévenu les talibans qui ont tendu un guet-apens à nos journalistes».
 
A Paris, la direction de France 3 n'a pas confirmé l'enlèvement. «On est sans nouvelles depuis 48 heures», a simplement déclaré Paul Nahon, le directeur des magazines du groupe France Télévision.
 
Le ministre français de la Défense Hervé Morin, qui a passé le réveillon du Nouvel an sur une base militaire française à une trentaine de km du lieu de l'enlèvement, a également dit être «sans nouvelles» des deux journalistes français et n'avoir reçu «aucune revendication d'aucun groupe».
Avec agence
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr