PRESIDENTIELLE - Après enquête, Hamid Karzaï ne récolte pas 50% voix nécessaires pour être élu au premier tour...
Il y aura bien un second tour. Après enquête et
invalidation des bulletins dans 210 bureaux de votes, la Commission électorale a annoncé que Hamid Karzaï, jusque-là crédité de 54,6% des voix, n'obtenait au final que 49,67% des suffrages exprimés. Un résultat inférieur à 50% nécessaire pour être élu au premier tour.
Un «progrès pour la démocratie»
Le président sortant et son ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah s'affronteront donc, dans les urnes, le 7 novembre. Cette annonce a aussitôt été acceptée par le chef de l'Etat: quelques minutes plus tard, Hamid Karzaï a estimé que ce second tour constituait un «progrès pour la démocratie», au cours d'une conférence de presse.
«Ce n'est pas le bon moment pour discuter des enquêtes, c'est le moment de progresser vers le stabilité et l'unité nationale», a-t-il poursuivi. «J'en appelle à notre nation pour en faire l'occasion de renforcer notre détermination, pour aller de l'avant et participer au second tour des élections» a souligné le président sortant.
Abdullah Abdullah, son principal rival s'est dit d'accord pour qu'un second tour se tienne, «conformément à la loi», a déclaré son porte-parole.
Des prises de position saluées par le Premier ministre britannique Gordon Brown et le président américain Barack Obama. Ce dernier évoqué un «précédent important pour la nouvelle démocratie en Afghanistan». «Il s'agit d'une étape importante pour assurer un processus (électoral) crédible pour les Afghans, qui débouchera sur un gouvernement qui reflète leurs aspirations», a poursuivi le président américain. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est félicité mais a averti qu'il y aurait «d'énormes défis» à relever pour le mener (le scrutin, ndlr) à bien de façon satisfaisante.
M. D. avec agence