CONFLIT - Le président américain a annoncé qu'il ne fallait pas attendre de décision «immédiate» sur l'envoi ou non de nouveaux renforts...
Ce n’était pas «sa» guerre, mais elle a finit par le devenir. Depuis des semaines, l’opinion publique américaine s’interroge sur la situation en Afghanistan et se divise sur la question de l’envoi ou non de renforts supplémentaires. S’exprimant sur le sujet, Barack Obama a annoncé ce mercredi qu'il «n'y [avait] pas de décision immédiate en vue sur les ressources» en hommes.
«Amples consultations» avant une décision sur les renforts
«Nous n'avons pas eu de stratégie et de mission aussi claires qu'il aurait fallu pour atteindre nos objectifs premiers», a-t-il expliqué. Pour lui, il est nécessaire de commencer par élaborer la bonne stratégie pour l'Afghanistan et de décider ensuite d'envoyer ou non davantage de soldats.
Il a souligné que sa décision serait précédée «d'amples consultations» avec les responsables américains, mais aussi avec les partenaires de l'Otan, et donnerait lieu à un «processus très mûrement réfléchi».
Erosion des soutiens au sein de l’opinion publique
Le président américain et ses collaborateurs étudient actuellement un rapport confidentiel du nouveau commandant des forces américaines et des forces de l'Otan en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, qui réexamine la stratégie américaine dans ce pays.
Selon plusieurs médias américains, le général McChrystal pourrait faire suivre ce rapport d'une demande de troupes supplémentaires, à laquelle plusieurs généraux sont favorables. La guerre en Afghanistan est toutefois de plus en plus impopulaire outre-Atlantique. Selon un sondage publié par le Washington Post en août dernier, 45% des Américains sont contre l’idée d’envoyer des renforts. Et seulement 24% approuvent cette idée.
Mois d’août particulièrement meurtrier
Si le soutien à cette guerre s’érode, c’est avant tout car la situation semble se dégrader en Afghanistan. Le mois d'août a été le plus meurtrier pour les soldats américains depuis le début de la guerre il y a huit ans.
De son côté, le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, a jugé mardi que des renforts étaient «probablement» nécessaires pour venir à bout de l'insurrection des talibans.
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