AFGHANISTAN - L'Otan va «examiner» des informations de presse selon lesquelles certains des soldats français tués ou blessés lundi en Afghanistan auraient été touchés par des frappes aériennes de l'Alliance. D'autres erreurs de commandement sont évoqués...
Le quotidien
Le Monde a affirmé mercredi, en citant des témoignages de soldats blessés lors de l'attaque, que certains des soldats français tombés dans l'embuscade des talibans avaient été «touchés» par les frappes aériennes de l'Otan censées leur permettre de sortir de ce guet-apens.
Certains soldats français ont-ils victimes de «tirs amis»? Nous n’avons «rien de substantiel pour confirmer ou démentir cette information», a déclaré le haut responsable de l’Alliance à l’AFP. L'Otan va «examiner» ces allégations.
Lenteur des renforts
Interrogés par le journal à Kaboul, les soldats ont également estimé que le nombre de victimes s'expliquait par la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination. Ils sont restés «pendant près de quatre heures sans renfort», explique un des militaires. Enfin, les soldats qui se sont exprimés contestent la version officielle, détaillée hier par le chef d’état major Jean-Louis Georgelin, selon laquelle la majorité des pertes se sont produites pendant les toutes premières minutes de l’embuscade. Les soldats seraient tombés tout au long des affrontements, qui ont duré près de six heures.
Dix soldats français ont été tués lundi et 21 autres blessés au cours de combats contre les talibans à 50 km de Kaboul, soit le bilan le plus meurtrier pour l'armée française depuis un attentat en 1983 à Beyrouth où 58 parachutistes avaient trouvé la mort.
Avec agence