Attentat-suicide contre une mosquée chiite bondée à Kaboul

AFGHANISTAN L’attaquant s’est fait exploser dans la cuisine de la mosquée...

20 Minutes avec AFP

— 

Des militaires déployés dans les rues de Kaboul

Des militaires déployés dans les rues de Kaboul — WAKIL KOHSAR / AFP

C’est la dernière d’une série d’attaques sanglantes menées dans la capitale afghane pendant le mois de ramadan. Un attentat suicide a visé ce jeudi soir une mosquée chiite à Kaboul, ont annoncé les autorités.

L’attaquant s’est fait exploser dans la cuisine de la mosquée après que la police lui eut interdit l’accès de l’édifice principal où étaient massés les fidèles, selon le ministère de l’Intérieur. Des témoins ont également fait état de coups de feu dans ce quartier.

La capitale afghane sur les dents

« Attaque terroriste contre la mosquée d’Al-Zahra dans l’ouest de Kaboul. Les forces spéciales ont été envoyées dans la zone », a tweeté le porte-parole du ministre de l’Intérieur Najib Danish.

L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat, mais les quartiers de la minorité chiite ont été fréquemment ciblés dans le passé par les militants de l’organisation de l’Etat islamique (EI, sunnite).

La capitale afghane est sur les dents depuis un attentat dévastateur au camion piégé qui a frappé le 31 mai le quartier diplomatique de Kaboul, faisant plus de 150 morts. Cet attentat, le plus meurtrier en Afghanistan depuis 2001, n’a pas été revendiqué.

>> A lire aussi : Le chef de l’état islamique en Afghanistan a été tué

La démission du gouvernement réclamée

L’attentat a déclenché les protestations d’habitants exaspérés par les violences, émaillées d’affrontements qui ont fait quatre morts le 2 juin. Les funérailles d’un protestataire ont ensuite été prises pour cible, faisant sept nouvelles victimes.

Depuis l’attentat de Kaboul, des protestataires continuent des sit-in en au moins six points de la capitale, dont un près du lieu de l’explosion, pour réclamer la démission du gouvernement.

Semblant tenter d’endiguer la mobilisation, le gouvernement afghan a renvoyé dimanche deux hauts responsables des services de sécurité, dont le chef de la police de Kaboul, pour la mort des protestataires lors des affrontements avec la police le 2 juin.