Un policier afghan à Kaboul après un attentat suicide. Illustration
Un policier afghan à Kaboul après un attentat suicide. Illustration - Shah Marai AFP

Un attentat suicide a visé vendredi à Kaboul un restaurant de cuisine française prisé des étrangers. Deux Afghans, dont un garçon de 12 ans, ont été tués et 15 autres blessés. Les rebelles talibans ont d’ores et déjà revendiqué l’attaque.

« Ce soir (vendredi), une attaque a été menée contre un restaurant d'envahisseurs étrangers », a indiqué sur Twitter Zabiullah Moudjahid, porte-parole habituel des talibans.

Négociations de paix avec les talibans

Le chef de la police judiciaire de Kaboul, Fraidoun Obaïdi, et une source occidentale ont confirmé à l'AFP que la cible était « Le Jardin », un restaurant de cuisine française appartenant à un Afghan, et situé dans un quartier où sont installées de nombreuses ONG étrangères.

« On ignore s'il y a des blessés ou des morts. Les forces de sécurité sont sur place », a précisé le diplomate occidental. Un photographe de l'AFP a indiqué qu'un cordon de police avait été établi autour du site et que de la fumée provenant du restaurant s'élevait dans le ciel.

Ce premier attentat de l'année à Kaboul survient un peu plus d'une semaine avant une importante réunion quadripartite entre la Chine, les Etats-Unis, le Pakistan et l'Afghanistan, destinée à dresser une feuille de route pour reprendre les négociations de paix avec les rebelles talibans, interrompues l'été dernier.

Multiplication des attentats suicide

Les talibans prennent régulièrement pour cible les troupes afghanes et celles de l'Otan, ainsi que des restaurants et hôtels fréquentés par les étrangers. En janvier 2014, le restaurant libanais « La Taverne du Liban », dans le centre de Kaboul, avait été visé par les insurgés. Au total 21 personnes, dont 13 étrangers, avaient été tués.

Les insurgés ont lancé une campagne d'envergure au printemps dans tout l'Afghanistan et ont multiplié les attentats suicide dans l'espoir, selon les analystes, d'arriver en position de force à la table des négociations.

Mots-clés :