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Publié le 8 septembre 2012.

FAITS DIVERS - 25 militaires tentent ce samedi matin de recueillir des indices autour du lieu de la tuerie...

De notre envoyé spécial à Chevaline (Haute-Savoie)

Par groupe de quatre ou cinq, gendarmes et militaires ont repris ce samedi matin leurs investigations autour du site du quadruple meurtre survenu à Chevaline (Haute-Savoie) mercredi après-midi, a constaté notre envoyé spécial. Vêtus de treillis militaires et de sac à dos, les 25 gendarmes de la compagnie d’Annecy ont comme objectif de ratisser un périmètre de 4km autour de la scène de crime, dans l’objectif de recueillir d’éventuels indices. «Principalement des vêtements ou des traces de pneus de voitures ou de motocyclettes», a indiqué à 20 Minutes Sébastien Hamel, commandant de la compagnie d’Annecy.

 
Les militaires, empruntant les chemins de randonneurs, vont aussi fouiller la vingtaine de cabanes et chalets d’alpage du secteur. « On a très peu de chance de retrouver des armes », reconnaît le gendarme. Par ailleurs, certains groupes ont comme mission d’aller interroger les éleveurs restés dans les alpages et qui auraient pu, mercredi, « entendre ou voir quelque chose ». Les investigations vont se poursuivre jusqu’en début d’après-midi.
 
«Je me dis que ça aurait pu être moi»
 
Quelques promeneurs et cyclistes de la région s’arrêtaient en ce samedi matin ensoleillé sur le lieu du drame, dont le périmètre a été levé vendredi après-midi par les forces de l’ordre. «Je viens souvent dans le coin me balader. C’est hors de question que je change mon itinéraire de parcours», a expliqué un cycliste. Un autre s’y est rendu « davantage par curiosité », raconte ce militaire qui habite dans la région. «Je me dis que ça aurait pu être moi. C’est vraiment étrange cette histoire».
 
Du côté de l’enquête, peu d’éléments nouveaux, si ce n’est que le procureur de la République d’Annecy doit tenir une conférence de presse à 15h pour dévoiler le contenu des expertises balistiques et des autopsies. Il a par ailleurs annoncé ce samedi matin que des parents des deux fillettes survivantes étaient arrivés en France et qu’ils pourraient rencontrer prochainement la cadette. La plus grande, âgée de sept ans, était toujours plongée dans un coma artificiel vendredi soir.
 
Les enquêteurs attendent beaucoup de ses futures auditions pour en apprendre un peu plus sur le déroulement des faits.

 

William Molinié
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