Florence Cassez dans sa prison a Mexico City, Novembre, 2007
Florence Cassez dans sa prison a Mexico City, Novembre, 2007 - BENJAMIN CHARLES/SIPA

Mathieu Gruel

Le single est officiellement sorti lundi. Mais le projet de ce titre intitulé «Marques d’amour», écrit par Florence Cassez,  a germé il y a déjà quelques mois. C’était en décembre, alors que le groupe de rock «La Jarry» mettait la main à son quatrième album.

«On faisait partie de son comité de soutien. On s’est dit que ce serait bien de faire ça… C’est nôtre rôle de nous mobiliser», explique le chanteur Benoît Poutrau, contacté par 20 Minutes. Originaire d’Orléans, le groupe décide alors de contacter la famille de la Française, emprisonnée depuis 2005 au Mexique.

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Lors d’une première rencontre avec les parents de Florence Cassez, le groupe propose ainsi à leur fille d’écrire un texte. Les musiciens récupéreront la prose de Florence Cassez quelques semaines plus tard. «Il a ensuite fallu l’adapter, puisque le texte était brut. Et une fois mis en musique, on l’a refait écouter à ses parents, qui lui ont fait suivre», se souvient le chanteur. «Quand elle a entendu le morceau, elle nous a appelé de sa prison».

Emballée par le projet, Florence Cassez a même demandé au groupe de jouer le morceau à Lyon, lors d’une vente de ses toiles organisée par son comité de soutien. «Elle ne sait pas ce qui se passe ici. Elle a peur de tomber dans l’oubli. Le but de cette chanson est d’entretenir la flamme», détaille Benoît Poutrau.

Emprisonné pour des enlèvements qu’elle réfute avoir commis, la Française profite de cette chanson pour exprimer sa rage: «A quoi ça sert une innocente en prison?», «Ces gens-là n'ont-ils pas de cœur? Tout cela m'est insupportable». En attendant de pouvoir écouter le morceau en live.