Etats-Unis: Obama veut occuper le terrain pendant la convention des républicains

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Publié le 23 août 2012.

Le président sortant Barack Obama et son camp, loin d'observer une trêve, vont tenter de voler la vedette aux républicains en faisant campagne à un rythme soutenu pendant les débats de la convention nationale de leurs adversaires la semaine prochaine en Floride.

Alors que les républicains se retrouvent lundi à Tampa pour quatre journées qui culmineront avec l'investiture de Mitt Romney, cette grand-messe risque déjà d'être parasitée par la controverse née de propos d'un élu républicain sur le "viol véritable", et menacée par la tempête tropicale Isaac.

Mais les démocrates ont décidé d'y mettre aussi leur grain de sel en dépêchant le vice-président Joe Biden lundi et mardi en Floride, un Etat-clé en vue de la consultation du 6 novembre, pour des "réunions électorales". Au moins l'une d'entre elles aura lieu à Tampa.

M. Biden, même si sa spontanéité lui joue parfois des tours, est considéré comme un orateur de talent. Il n'hésite jamais à rappeler ses origines modestes et à dénoncer ce qu'il estime être une glissade à droite de ses adversaires.

Mercredi à Detroit (Michigan, nord), il a ainsi ironisé sur le fait que les républicains d'aujourd'hui "ne sont pas le parti de papa. Ils ne sont même pas le parti du papa de Romney", George, un républicain modéré qui avait tenté sa chance à la présidentielle dans les années 1960.

Sur le terrain, M. Biden raconte aussi avec émotion comment avec sa famille, il a pris en charge sa mère, morte nonagénaire, en lui cachant le fait que sa couverture sociale n'était pas suffisante.

Ce thème de l'assurance-maladie pour les seniors est passé au premier plan de la campagne depuis que M. Romney a choisi comme colistier l'élu Paul Ryan, apôtre d'une réduction des déficits à marche forcée.

Un porte-parole du parti républicain, Tim Miller, a minimisé la portée de la visite de M. Biden à Tampa, estimant que son discours "inévitablement plein de gaffes ne servira qu'à mettre davantage en lumière le contraste entre les solutions courageuses proposées par l'affiche Romney-Ryan afin de remettre l'économie sur les rails, et une administration (démocrate) qui n'a pas tenu ses promesses".

Un public jeune et enthousiaste

De son côté, M. Obama se déplacera dans pas moins de trois Etats potentiellement décisifs mardi et mercredi. Au deuxième et troisième jour de la convention républicaine, il sera une nouvelle fois dans l'Iowa (centre) où il a déjà effectué une tournée de trois jours à la mi-août, puis au Colorado (ouest) et en Virginie (est).

A Ames dans l'Iowa, Fort Collins au Colorado et Charlottesville en Virginie, il prononcera des discours dans des établissements universitaires en pleine rentrée, s'assurant un public jeune et enthousiaste.

Et même Michelle Obama sera de la partie, puisqu'elle doit participer mercredi à la populaire émission de fin de soirée "Late Show" avec l'animateur David Letterman sur la chaîne CBS.

L'annonce de cette apparition de la première dame, dont la cote de popularité dépasse 60%, intervient alors que le New York Times a rapporté mercredi que les grandes chaînes de télévision (NBC et ABC, outre CBS) ne diffuseraient pas en direct le discours de l'épouse du candidat républicain, Ann Romney, devant la convention de Tampa lundi soir.

En occupant le terrain et les ondes, même si rien n'est jusqu'ici prévu le jour de l'intronisation de M. Romney jeudi, le camp Obama rompt avec une tradition de courtoisie qui veut que les candidats se fassent discrets pendant la convention de leurs adversaires.

Interrogée à ce sujet par l'AFP, une porte-parole du comité de campagne de M. Obama, Jennifer Psaki, a souligné que "cette élection va être serrée, et nous ne négligeons aucun vote, ni aucun jour" de campagne.

Elle a aussi assuré que dans le passé, "des candidats et des sortants ont souvent fait campagne pendant les conventions" de leurs adversaires.

© 2012 AFP
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