Ces étés qui ont marqué l'histoire (4/5): 1977, le «Fils de Sam» terrorise New York

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Publié le 23 août 2012.

HISTOIRE - L'été n'est pas toujours une saison où l'actualité est elle aussi en vacances...

L’été est régulièrement une période creuse pour l’actualité. Une saison où les sujets sur les vacances et la météo se partagent la une des médias. Mais parfois, les événements diplomatiques, culturels, criminels ou climatiques, se bousculent pendant cette seule période estivale, voire au-delà, et marquent à jamais l’histoire. 20 Minutes revient sur cinq étés marquants des cent dernières années.

Dix ans après le joli «Summer of Love» de 1967 de San Francisco, nous nous retrouvons à New York. Caniculaire, l’été 1977 marque le sommet de l’angoisse pour les New-yorkais, terrorisés par le tueur en série David Berkowitz, alias le «Fils de Sam». C’est un an plus tôt, toujours au cœur de l’été, que le jeune homme de 23 ans entame son périple meurtrier et nocturne à travers la ville à l’aide de son calibre 44.

300 enquêteurs sur l’affaire

Le 29 juillet 1976, il tue une jeune femme de 18 ans dans le Bronx. Ce n’est que quelques mois plus tard, en octobre et en novembre, que le calibre 44 resurgit dans le Queens, blessant un jeune homme puis deux adolescentes. Les attaques mortelles se poursuivent l’année suivante dans le même quartier et toujours au calibre 44: un couple en janvier 1977 (la femme meurt, l’homme est blessé) et en mars, une jeune étudiante.

Après ce dernier crime, les forces de l’ordre font pour la première fois le lien entre les différents homicides grâce au calibre 44 et 300 enquêteurs sont mis sur l’affaire, l’imputant à un tueur en série qui s’attaquerait aux femmes par vengeance. La large médiatisation qui s’ensuit provoque une soudaine montée de fièvre à New York qui ne fera que s’amplifier à chaque nouvelle victime.

«Je suis le Fils de Sam»

Un mois plus tard justement, le meurtrier ajoute deux nouveaux morts à son compteur dans le Bronx: un jeune homme de 20 ans et sa petite amie de 18 ans. David Berkowitz se dote alors d’un surnom. Sur place, il laisse une note indiquant: «Je suis le Fils de Sam.» Il écrit également que «Sam» lui ordonne de sortir et de tuer des gens.

Dans une nouvelle lettre envoyée en mai à destination d’un journaliste du New York Daily News, le meurtrier donne des détails confus sur ses motivations affirmant que «Sam» lui réclame du sang de jeunes et jolies filles. L’atmosphère est électrique dans la ville. Les policiers tentent en vain de lui tendre des pièges tandis que les jeunes femmes se coupent et teignent les cheveux afin de ne pas ressembler aux victimes du tueur en série (cheveux longs, bruns).

Le 26 juin, un jeune couple est pris pour cible à la sortie d’une boîte de nuit du Queens. Le calibre 44 ne fait que les blesser. Les conséquences de cette nouvelle attaque sont immédiates: les New-yorkais vident les bars et boîtes de nuit de la ville, de peur d’être les prochaines victimes. La saison qui s’annonce sera renommée le «Summer of Sam» («l’Eté de Sam»).

Dernière étape à Brooklyn

Mais le prochain homicide du tueur en série, le 31 juillet, lui sera fatal. Pour la première fois, il s’aventure à Brooklyn où il tire à nouveau sur un jeune couple dont seule la jeune femme mourra. Sauf que les témoins seront plus nombreux et la traque des policiers beaucoup plus efficace grâce au signalement physique du meurtrier ainsi que celui de sa voiture.

C’est grâce à une contravention pour stationnement illégal que les enquêteurs remonteront le fil jusqu’à David Berkowitz, finalement arrêté début août. Goguenard, il se vante, dans un premier temps, d’être l’auteur des crimes, précisant que le fameux «Sam» est le chien possédé de son voisin. Condamné à 365 ans de prison, le tueur en série affirmera plus tard n’avoir été l’auteur que de deux des huit attaques, les autres ayant été commises par d’autres membres du culte satanique qu’il pratiquait. Cette thèse est partagée par plusieurs journalistes et enquêteurs selon qui «Sam» aurait bien eu d’autres rejetons maléfiques. Et son dossier n’a, à ce jour, toujours pas été refermé par la police de New York.

Corentin Chauvel
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