Hongrie: Nouvelles preuves dans l'affaire du nazi hongrois Laszlo Csatary

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Publié le 19 août 2012.

JUSTICE - Ces documents ont été trouvés dans la ville de Kosice, aujourd'hui sur le territoire slovaque

De nouvelles preuves suggérant que le criminel de guerre nazi présumé, le Hongrois Laszlo Csatary, a été condamné à 20 ans de prison à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945 mais a ensuite pris la fuite, ont été découvertes, a annoncé dimanche un historien.

Crimes de guerre en tant que haut fonctionnaire de police

Zoltan Balassa a déclaré à l'hebdomadaire hongrois HVG qu'il avait découvert des documents prouvant que Csatary a été capturé dans la ville hongroise de Veszprem puis condamné à Pecs, mais qu'il a ensuite réussi à fuir le pays.

Ces documents ont été trouvés dans la ville de Kosice, aujourd'hui sur le territoire slovaque, où Csatary est accusé d'avoir commis des crimes de guerre en tant que haut fonctionnaire de police du régime hongrois pro-nazi exerçant des responsabilités dans le ghetto juif.

Selon Balassa, la seule autre preuve étant les témoignages recueillis au cours d'un procès en Tchécoslovaquie en 1948 - qui s'est conclu par une condamnation à mort par contumace -, ces nouveaux documents pourraient jouer en faveur d'une nouvelle condamnation si Csatary, aujourd'hui âgé de 97 ans, était jugé.

Les archives de la police de Veszpem et du tribunal de Pecs doivent contenir des traces de cette affaire, a estimé Balassa. Des documents antérieurs avaient indiqué que Csatary avait quitté Kosice en 1944 avec les troupes allemandes.

Laszlo Csizsik-Csatary est en tête de la liste des criminels de guerre nazis encore en vie dressée par le centre Simon Wiesenthal, qui l'accuse d'avoir envoyé à la mort 15.700 Juifs du ghetto de Kosice.

Arrivé au Canada après la guerre, il a travaillé comme marchand d'art avant d'être déchu de sa nationalité et de retourner en Hongrie il y a 15 ans.

En septembre dernier, une enquête avait été ouverte et il avait été assigné à résidence le 18 juillet. Le 31 juillet, il avait rejeté toutes les accusations portées contre lui, niant être le commandant du ghetto de Kosice et avoir signé des documents à ce titre.

© 2012 AFP
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