Le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian lors d'une conférence de presse à Kaboul en Afghanistan, le 18 juillet 2012.
Le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian lors d'une conférence de presse à Kaboul en Afghanistan, le 18 juillet 2012. - Musadeq Sadeq/AP/SIPA

Reuters

«Une intervention militaire africaine dans le nord du Mali pour y restaurer la souveraineté du pays est inévitable et la France est prête à la soutenir même si elle ne peut en prendre l'initiative», a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. «La France n'a pas à prendre d'initiative militaire au Mali», a-t-il dit sur France Info.

«Elle souhaite que les pays africains prennent l'initiative à la fois pour assurer la stabilité politique à Bamako, assurer un gouvernement d'union nationale, lui donner la souveraineté nécessaire et étendre cette souveraineté au nord Mali», a-t-il ajouté. Selon Jean-Yves Le Drian, cela passera «inévitablement» par une «intervention armée que la France pourra soutenir mais dont elle ne prendra pas l'initiative».

Six ressortissants français détenus dans la région

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a exclu la semaine passée l'envoi de troupes françaises au sol en cas d'intervention militaire africaine pour déloger les islamistes qui se sont rendus maîtres du nord du Mali. S'exprimant après une tournée dans la région, il a indiqué que son rôle pouvait être celui d'un «facilitateur» pour obtenir un feu vert international à une telle intervention.

La France est en position d'autant plus délicate dans cette région que les islamistes détiennent six de ses ressortissants enlevés depuis septembre 2010 au Niger et au Mali. Les activistes d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont menacé de les exécuter en cas d'attaque, avant le coup d'Etat malien du 22 mars.