Le candidat malheureux de la gauche à la présidentielle du 1er juillet au Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, a annoncé vendredi qu'il lançait une campagne pour défendre "la dignité de la démocratie" et obtenir l'invalidation de l'élection, dont il conteste le résultat.
Le candidat malheureux de la gauche à la présidentielle du 1er juillet au Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, a annoncé vendredi qu'il lançait une campagne pour défendre "la dignité de la démocratie" et obtenir l'invalidation de l'élection, dont il conteste le résultat. - Alfredo Estrella afp.com

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Le candidat malheureux de la gauche à la présidentielle du 1er juillet au Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, a annoncé vendredi qu'il lançait une campagne pour défendre "la dignité de la démocratie" et obtenir l'invalidation de l'élection, dont il conteste le résultat.

"Je lance un appel à la participation et à la défense de la dignité de la démocratie", a déclaré M. Lopez Obrador, surnommé AMLO, lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il a appelé les membres d'autres partis à participer à cette campagne pacifique.

Arrivé deuxième à la présidentielle derrière Enrique Peña Nieto (38,2%), candidat du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), qui a dirigé le pays sans discontinuer de 1929 à 2000, AMLO (31,6%) accuse notamment le PRI d'avoir acheté des voix et dépassé les plafonds de dépenses de campagne.

Il a déjà introduit un recours devant le Tribunal fédéral électoral pour demander l'annulation du scrutin, qui a jusqu'au 6 septembre pour proclamer le résultat de l'élection.

La mobilisation souhaitée par M. Lopez Obrador comprendra plusieurs rassemblements, dont un le 29 juillet dans 142 villes, et un le 5 août dans les 32 capitales des Etats fédérés. Il en a également appelé à la mobilisation d'intellectuels, d'artistes et de chercheurs.

"Sur les places, nous allons installer des stands pour informer les citoyens et recevoir des informations, car nous demandons des témoignages, des documents (...) qui démontrent les irrégularités", comme l'achat de voix, le dépassements des frais de campagne et le financement du PRI par de l'argent sale, a-t-il expliqué.

Lors de la présidentielle de 2006, M. Lopez Obrador avait perdu par 0,56% des voix face au président actuel, Felipe Calderon, et avait déjà contesté le scrutin, allant jusqu'à organiser le blocage durant plusieurs semaines des principales artères de la capitale, provoquant la colère des habitants.

"Devant l'absence de votes, devant l'absence de preuves, tout ce qui leur reste, c'est de faire la fête, un show et une mobilisation", a réagi à la télévision Milenio TV l'avocat Jesus Murillo, désigné par M. Peña Nieto pour défendre sa victoire devant les tribunaux.

Jeudi, le PRI avait reconnu avoir distribué des bons d'achats à faire valoir dans des supermarchés pour rémunérer du personnel de campagne, affirmant toutefois qu'il avait agi légalement.

Dans un communiqué le parti avait indiqué avoir passé un contrat en mars avec l'entreprise Alkino Services et Qualité pour la fourniture de "7.851 cartes prépayées (...) pour un montant total de 66.326.300 pesos (près de 5 millions de dollars)", destinées à rémunérer légalement du personnel de campagne et des assesseurs dans des bureaux de vote.