Barack Obama a essuyé jeudi une série de sondages préoccupants en vue de la présidentielle du 6 novembre, au moment où il entamait une tournée de deux jours en Floride (sud-est), Etat crucial par excellence sur la carte électorale américaine.
Barack Obama a essuyé jeudi une série de sondages préoccupants en vue de la présidentielle du 6 novembre, au moment où il entamait une tournée de deux jours en Floride (sud-est), Etat crucial par excellence sur la carte électorale américaine. - Saul Loeb afp.com

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Barack Obama a essuyé jeudi une série de sondages préoccupants en vue de la présidentielle du 6 novembre, au moment où il entamait une tournée de deux jours en Floride (sud-est), Etat crucial par excellence sur la carte électorale américaine.

A trois mois et demi de la consultation, le président démocrate sortant subit une érosion de sa cote de popularité et un pessimisme grandissant des Américains sur l'économie, tandis que son adversaire républicain Mitt Romney fait jeu égal avec lui dans l'Etat-clé de Virginie (est).

L'ancien gouverneur du Massachusetts (nord-est) est désormais crédité de 47% des intentions de vote contre 46% à M. Obama au plan national, selon une enquête CBS/New York Times, la première livraison de ce sondage à donner un avantage - fut-il minimal et dans la marge d'erreur - à M. Romney.

L'érosion de la cote présidentielle est en particulier due à une baisse de la confiance des Américains dans sa gestion de l'économie: 55% désapprouvent la façon dont M. Obama gère ce dossier, soit sept points de plus qu'en avril.

Les créations d'emploi ont marqué le pas en mai et juin, nourrissant le pessimisme des Américains. Seuls 24% estiment que la situation économique s'améliore, tandis qu'ils étaient 33% en avril, selon l'enquête CBS/NYT.

Alors que MM. Obama et Romney sont engagés dans une campagne féroce de publicités négatives, la cote de popularité personnelle du président, jusqu'ici l'un de ses points forts, est en baisse: 36% des personnes interrogées disent avoir une opinion favorable de leur dirigeant, alors qu'ils étaient 42% en avril.

Les sondages nationaux ne donnent qu'une image incomplète des enjeux de la présidentielle. En effet, en novembre, les Américains désigneront 538 "grands électeurs" répartis proportionnellement à la population des 50 Etats.

Pour être élu président, il faut donc remporter au moins 270 de ces "grands électeurs". Dans ce système, le candidat arrivé en tête dans un Etat remporte l'ensemble de ses délégués, ce qui donne une importance particulière aux "Etats-clé" pouvant basculer d'un côté comme de l'autre.

A ce titre, un autre sondage publié par l'université Quinnipiac jeudi montre que M. Romney a comblé son retard face à M. Obama en Virginie (est), un Etat potentiellement décisif où M. Obama semblait jusqu'ici bien placé pour rééditer sa victoire de 2008, la première d'un démocrate à la présidentielle en 44 ans.

Selon Quinnipiac, MM. Obama et Romney obtiendraient chacun 44% des suffrages en Virginie, où 13 grands électeurs sont en jeu, alors que le président sortant distançait le républicain de huit points en mars et de cinq points en juin.

Ce sondage a été réalisé du 10 au 16 juillet, soit au moment où M. Obama effectuait une tournée électorale de deux jours en Virginie. Son épouse Michelle y est quant à elle attendue vendredi pour une opération destinée à mobiliser l'électorat, l'un des atouts décisifs de la campagne Obama en 2008.

Jeudi et vendredi, le président s'attaque à un autre morceau de choix, la Floride (sud-est) et ses 29 grands électeurs, connue pour avoir été décisive dans l'élection extrêmement serrée de 2000 entre George W. Bush et Al Gore. Barack Obama est arrivé en début d'après-midi à Jacksonville, dans une région plutôt républicaine, où deux réunions de levée de fonds sont prévues.

M. Obama avait remporté la Floride en 2008 avec 2,5 points d'avance sur John McCain. Cette année, les sondages le placent quasiment à égalité parfaite avec M. Romney: 45,4% des intentions de vote pour le démocrate contre 45% au républicain, selon une moyenne du site RealClearPolitics.