Attaqué par le camp Obama, Romney assure n'avoir "rien à cacher" aux impôts

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Publié le 10 juillet 2012.

Le candidat républicain à la Maison Blanche Mitt Romney a assuré mardi qu'il n'avait "rien à cacher" aux impôts, en réponse aux attaques du camp démocrate lui reprochant de rester très discret sur certains comptes qu'il détiendrait à l'étranger.

Le candidat républicain à la Maison Blanche Mitt Romney a assuré mardi qu'il n'avait "rien à cacher" aux impôts, en réponse aux attaques du camp démocrate lui reprochant de rester très discret sur certains comptes qu'il détiendrait à l'étranger.

Dans un entretien accordé à Radio Iowa (centre), M. Romney a affirmé que ses comptes étaient gérés par un mandataire et que lui-même n'avait aucun droit de regard dessus.

"Je ne m'en occupe pas moi-même. Je ne sais même pas où ils se trouvent", a avoué le candidat dans cet entretien enregistré lundi mais diffusé mardi, au moment où le camp de son adversaire démocrate Barack Obama l'incite à faire la clarté sur ses feuilles d'impôts.

"Cet administrateur respecte toutes les lois américaines. La totalité des impôts est payée comme il se doit", a ajouté M. Romney, insistant: "Tous mes (revenus) ont été rapportés au gouvernement, rien n'a été caché".

Ancien repreneur d'entreprises avec son entreprise de capital-risque Bain Capital, M. Romney --qui possède une fortune estimée à 250 millions de dollars-- a déclaré en 2010 21,7 millions de dollars de revenus, la plupart issus de ses investissements, et payé près de 3 millions d'impôts.

Il a indiqué à Radio Iowa que le président démocrate sortant, candidat à sa réélection le 6 novembre, essayait de "faire tout ce qu'il pouvait pour détourner l'attention de son mauvais bilan sur l'emploi et du fait qu'il ne propose rien pour améliorer les choses".

Plus tard mardi, lors d'une réunion électorale à Grand Junction (Colorado, ouest), M. Romney a adopté un ton de défi. "Je ne vais pas m'excuser (d'avoir eu) du succès et je ne vais pas présenter des excuses au nom des Etats-Unis à l'étranger", a-t-il affirmé, reprenant une accusation qu'il avait déjà formulée à l'encontre du président sortant.

"Et oui, j'ai pris une décision et fondé une entreprise, et cette entreprise a connu bien plus de succès que ce que j'aurais pu imaginer. Et d'ailleurs, les bénéfices de cette entreprise, en très grande majorité, sont allés aux personnes qui ont investi" dans Bain Capital, a insisté M. Romney.

Le camp démocrate a profité de la publication dans le magazine Vanity Fair, la semaine passée, d'un article affirmant qu'une grosse partie de l'immense fortune du candidat républicain proviendrait d'un réseau opaque d'investissements à l'étranger, dont 30 millions de dollars aux îles Caïmans, pour attaquer le rival de M. Obama.

Le président sortant, dans un entretien à la télévision locale WMUR du New Hampshire (nord-est) lundi soir, a estimé à propos des finances de M. Romney que "ce qui est important si on est candidat à la présidence, c'est que les Américains sachent qui on est et ce qu'on a fait".

Son vice-président Joe Biden a adopté un ton plus mordant, selon des extraits d'un discours qu'il devait prononcer mardi devant un influent groupe de défense des intérêts de la communauté hispanique, à Las Vegas (ouest).

Et revenant à la situation financière de M. Romney, le vice-président a rappelé que "lorsque son père, George Romney, était candidat à la présidence en 1968, il avait publié ses feuilles d'impôts pour les 12 années précédentes, car il disait qu'une seule année pourrait ne pas être représentative".

"Son fils a publié sa feuille d'impôts pour une année (...) faisant mentir le proverbe +tel père, tel fils+", a ironisé M. Biden, avant de décocher son attaque: "Mitt Romney veut que vous montriez vos papiers, mais il ne veut pas nous montrer les siens".

© 2012 AFP
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