Le président égyptien, Mohamed Morsi, le 13 juin 2012.
Le président égyptien, Mohamed Morsi, le 13 juin 2012. - LEVINE/SIPA

M.P. avec Reuters

Situation confuse au Caire, où la Haute Cour constitutionnelle a suspendu la convocation du Parlement ordonnée par le nouveau président Mohamed Morsi, dissout précédemment par l’armée.

C’est un nouvel épisode du bras de fer entre l'armée, qui veut garder la main sur le régime et les Frères musulmans, vainqueurs de la présidentielle. La Haute Cour constitutionnelle avait invalidé le 14 juin dernier un tiers des sièges de l'Assemblée du peuple, la chambre basse du parlement, jugeant la loi électorale contraire à la constitution. Ce jugement avait conduit les généraux du Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis la chute du président Hosni Moubarak en 2011, à dissoudre le parlement deux jours plus tard.

Le Parlement s’est réuni mardi matin

Dimanche soir, Mohamed Morsi, le nouveau président égyptien, est cependant revenu sur ce jugement en ordonnant dimanche par décret au parlement de se réunir à nouveau jusqu'à ce qu'une nouvelle assemblée soit élue.

La Haute Cour constitutionnelle a réagi lundi à ce décret en déclarant que ses jugements s'imposaient à toutes les institutions de l'Etat. Réunie d'urgence, elle avait précisé qu'elle n'était pas habilitée à revenir sur le décret du chef de l'Etat, mais qu'elle examinerait mardi les recours contestant la constitutionnalité de la décision présidentielle. La décision de suspendre la convocation du parlement intervient alors que l'Assemblée du peuple, la chambre basse du parlement égyptien, s'est réunie mardi matin.