Barroso appelle à une reprise des pourparlers israélo-palestiniens

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Publié le 8 juillet 2012.

RAMALLAH (Territoires palestiniens) - Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé dimanche à une relance des négociations israélo-palestiniennes, arguant que le processus de paix ne devait pas devenir "orphelin du +Printemps arabe+".

M. Barroso, qui effectue sa première visite dans les Territoires palestiniens et en Israël, a rencontré dimanche matin le Premier ministre palestinien Salam Fayyad à Ramallah (Cisjordanie).

"Les bouleversements dont nous sommes les témoins dans le monde arabe doivent être une motivation et non un obstacle à la reprise des négociations", a-t-il plaidé. "Le processus de paix au Proche-Orient ne peut pas devenir un orphelin du +Printemps arabe+".

Les pourparlers israélo-palestiniens sont bloqués depuis septembre 2010 en dépit des efforts du Quartette pour le Proche-Orient -- UE, Etats-Unis, ONU et Russie-- pour tenter de les relancer.

Pour reprendre les pourparlers, le président Abbas réclame l'arrêt de la colonisation israélienne et la reconnaissance des frontières de juin 1967 comme référence des discussions.

Le président palestinien s'est aussi dit prêt à rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour un "dialogue sans négociation" en cas de libération des Palestiniens emprisonnés par Israël avant les accords de paix d'Oslo de 1993-94.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, veut pour sa part des négociations directes sans conditions préalables.

M. Barroso a souligné que l'UE considérait le règlement du conflit israélo-palestinien contre une "priorité stratégique", tout en mettant en garde les deux parties contre toute initiative susceptible de "saper la viabilité d'une solution à deux Etats" israélien et palestinien vivant côte à côte.

Il a ainsi exprimé son "inquiétude" face à "la poursuite de la croissance de la colonisation en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est".

M. Barroso, qui doit être reçu dans la soirée par M. Abbas, a aussi plaidé en faveur de la réconciliation entre le mouvement nationaliste Fatah du président palestinien et son rival islamiste du Hamas, au pouvoir à Gaza.

"Il s'agit d'un facteur clé pour contribuer à l'unité d'un futur Etat palestinien et parvenir à la solution à deux Etats", a-t-il estimé, en appelant de ses voeux la tenue d'élections en Cisjordanie et à Gaza.

Au cours de son entretien avec M. Fayyad, M. Barroso devait discuter en particulier de la crise financière qui a empêché l'Autorité palestinienne de payer les salaires de ses fonctionnaires en juin.

Il s'est rendu aussi à Jéricho pour inaugurer une académie de police palestinienne financée par l'Union européenne et signer un accord de financement de 20 millions d'euros avec l'Autorité palestinienne.

A Bethléem, il doit visiter la Vieille ville et la basilique de la Nativité, lieu de naissance de Jésus selon la tradition chrétienne, récemment inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, ce qui a provoqué la vive colère d'Israël.

Lors de célébrations samedi à Bethléem, M. Fayyad a qualifié l'inscription de la basilique de la Nativité à l'Unesco d'"événement le plus significatif pour notre peuple sur le chemin vers un Etat de Palestine depuis la création de l'Autorité (palestinienne) en 1994".

Lundi, en Israël, M. Barroso doit rencontrer M. Netanyahu et le président Shimon Peres, pour évoquer en particulier le processus de paix mais aussi le programme nucléaire iranien, considéré par Israël comme une menace pour son existence.

© 2012 AFP
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